Contrairement à certaines grandes villes des pays voisins, Bangkok, la capitale thaïlandaise, conserve encore son cachet traditionnel. Les buildings, encore à échelle humaine, cÎtoient les temples, les maisons individuelles et les immeubles d'habitations de quelques étages. Et les marchés dont celui de Chatuchak, le plus grand d'Asie, n'ont pas lùché prise face aux centres commerciaux. Flashes en images
Chatuchak. Le plus grand marchĂ© d'Asie. Un dĂ©dale inextricable de ruelles, des centaines d'Ă©choppes, des milliers de clients locaux ou Ă©trangers, des dizaines de milliers de produits - de la nourriture aux vĂȘtements en passant par les meubles, la vaisselle et les jouets. Le site est divisĂ© en plusieurs secteurs, textile, ameublement, aliments etc. "Deux jours entiers ne suffissent pas pour visiter complĂštement le marchĂ©" affirme Orn - Nida Thongduang, une jeune mĂšre de famille thaĂŻlandaise.Elle sait de quoi elle parle. Elle est habituĂ©e Ă passer des heures dans les allĂ©es du marchĂ©. Car comme pour beaucoup d'habitants de Bangkok, elle estime que Chatuchak est un incontournable site de shopping. "Mon tailleur est ici, je viens rĂ©guliĂšrement lui commander des vĂȘtements" indique Orn - Nida Thongduang. Elle avoue qu'elle repart rarement sans avoir achetĂ© autre chose que des vĂȘtements. "La tentation est trop forte, il a tellement de chose" plaisante-t-elle. Ce ne sont pas les touristes arpentant quotidiennement le site qui diront le contraire. Le choix est tellement important et les commerçants tellement... commerçants.
Commerce équitable
Mais Chatuchak a une autre particularitĂ©. Dans chaque secteur, des Ă©tals sont rĂ©servĂ©s au commerce Ă©quitable. Les producteurs viennent directement vendre leurs produits aux consommateurs sans passer par des intermĂ©diaires. L'argent des ventes revient ainsi entiĂšrement Ă ceux qui ont produit la marchandise. Assise derriĂšre des dizaines de tuniques, voiles, pantalons et couvre-lits aux couleurs chatoyantes, une jeune femme de 33 ans, mĂšre de 2 enfants, est originaire du village d'Udon Thanee dans le Nord - Est de la ThaĂŻlande. "Mon village est spĂ©cialisĂ© dans la production de soie sauvage. Les habitants m'ont envoyĂ© Ă Bangkok pour vendre les vĂȘtements et les piĂšces de textiles que nous fabriquons" explique-t-elle. Les articles ayant Ă©tĂ© fabriquĂ©s communautairement par le village, l'argent des ventes sera Ă©quitablement partagĂ© entre tous les villageois.
"Tout le monde est gagnant"
La jeune marchande ajoute que cette pratique commerciale permet "Ă tout le monde d'ĂȘtre gagnant". Ă l'exception, bien sĂ»r, d'Ă©ventuels intermĂ©diaires. "Lorsque nous la vendons directement au client, une Ă©charpe en soie coĂ»te 350 bahts (environ 7,40 euros), ce n'est pas trĂšs cher et tout l'argent sera pour le village. Si nous passons par un intermĂ©diaire, il vendra l'Ă©charpe 800 baths (environ 17 euros) et nous reversera 200 baths (environ 4,25 euros)" souligne la jeune femme. CQFD











