Les ChrĂ©tiens du monde entier cĂ©lĂšbrent ce dimanche 4 avril 2010 la fĂȘte de PĂąques. Ils commĂ©morent la rĂ©surrection de JĂ©sus-Christ, le troisiĂšme jour aprĂšs sa Passion. Tradition oblige, nombreux sont ceux qui offrent du chocolat en ce jour, pour le plus grand bonheur des artisans chocolatiers.
La fĂȘte de PĂąques constitue en effet une grosse part du chiffre d'affaires d'un artisan chocolatier. C'est le cas d'une sociĂ©tĂ© dionysienne qui vend 1/5Ăšme du chocolat de l'annĂ©e Ă l'occasion de cette fĂȘte, soit 1,2 tonnes de chocolat vendues en 3 jours.Pour parvenir Ă fabriquer une telle quantitĂ©, l'artisan chocolatier commence son travail un mois avant le jour de PĂąques. DiffĂ©rentes Ă©tapes sont nĂ©cessaires. D'abord, le chocolat arrive sous la forme de petites pastilles. La premiĂšre Ă©tape est la tablature. Il s'agit de faire chauffer le chocolat Ă une tempĂ©rature de 50 Ă 55°C, puis de baisser la tempĂ©rature Ă 28°C avant de remonter Ă 31°C. L'objectif est de permettre au chocolat de bien cristalliser, ce qui lui apporte son brillant.
Arrive ensuite la phase de moulage. L'artisan chocolatier décore son moule, puis y coule le chocolat. Il enlÚve l'excédent et pose le moule au réfrigérateur, à 4°C, durant 30 minutes. Il démoule son chocolat et le conserve à une température de 16°C jusqu'à la vente de la gourmandise.
La coutume veut qu'on offre un ?uf, un lapin, une cloche ou un poisson en chocolat. La tradition est aujourd'hui toujours respectée, mais les artisans chocolatiers font preuve de toujours plus de fantaisie, notamment dans la décoration des aliments. Ainsi, les amateurs peuvent observer des ?ufs aux couleurs diverses et variées, des poissons reposant sur des coraux ou des lapins en or. Le chocolat traditionnel est quant à lui retravaillé avec de la noix torréfiée ou de l'écorce d'orange pour offrir des goûts différents. Pour ceux qui préfÚrent l'originalité, ils peuvent également acheter une chenille ou une coccinelle en chocolat.
Quel que soit le choix, gare Ă la crise de foie.








