C'Ă©tait jour de dĂ©filĂ© revendicatif ce mardi 1er mai 2012 Ă Saint-Pierre. Ă l'appel des syndicats 3 000 personnes sont descendues dans la rue. Adversaire dĂ©signĂ© en cet avant second tour de la prĂ©sidentielle : "Nicolas Sarkozy et la politique qu'il mĂšne depuis 5 ans" ont martelĂ© les manifestants. Cela ils l'ont scandĂ©, ils l'ont Ă©crits sur leurs banderoles, sur leurs pancartes et sur leurs tee shirts. Certains manifestants ont mĂȘme poussĂ©, raffinement suprĂȘme, Ă allier mode, dessin tendance et revendication.
"Qu'ils partagent ou qu'ils dĂ©gagent", "Lutter plus pour gagner plus". Comme cela est souvent le cas dans les manifestations, le tee shirt sans manche, Ă manche courtes ou longues, prĂšs du corps ou portĂ© plutĂŽt large est passĂ©, ce mardi 1er mai 2012, du rang de simple vĂȘtement Ă celui d'outil revendicatif. La revendication se crie, s'Ă©crit et se porte sur la poitrine ou dans le dos.Pour affirmer son appartenance Ă un mouvement politique ou Ă un syndicat on affiche sur soi : "200% communiste", "CGTR, tout ensemble", "CFDT BTP, des choix des actes", "sa mĂšm mon sang", ou "l'internationale sera le genre humain". Pour dire que l'on en assez d'ĂȘtre traitĂ© comme on l'est, on lance sur sa poitrine "Pas nĂ© pour subir", "Un vrai salaire", "RĂ©volution" et on brandi une faucille et un marteau.
Pour donner plus de force Ă sa protestation, on fait appel Ă des rĂ©fĂ©rences internationales, Sud amĂ©ricaines notamment, Che Guevara ou Zapata par exemple. Et puis il y a ceux qui ont choisi de rapprocher tendance et revendication. Le dessin d'une jeune femme en maillot de bain cohabite avec un autocollant rouge vif rĂ©clamant que l'on soit "tous ensemble". Sur la tĂȘte d'un gentil panda on colle un sigle CGTR. L'imagination est laissĂ©e Ă son libre court, c'est sans doute ce qui fait tout l'intĂ©rĂȘt du tee shirt revendicatif.


















