À La Réunion, 164 000 personnes vivent dans un logement considéré comme trop petit et sont ainsi en situation de suroccupation, d'après les chiffres publiés ce jeudi 27 juin 2013 par la direction régionale de l'Insee, pour l'année 2010. Cela représente 22 % de la population, soit deux fois plus que la moyenne nationale. Les familles nombreuses et monoparentales sont surexposées, tout comme les familles sans emploi et de celles de catégories socioprofessionnelles modestes. Néanmoins, la suroccupation des logements a diminué depuis 1999 dans toutes les communes de l'île.
Le mal-logement peut recouvrir de multiples dimensions, l’une d’entre elles étant la suroccupation des logements qui mesure l’adéquation entre le nombre de pièces du logement et la taille de la famille.
À La Réunion, 38 000 logements étaient suroccupés en 2010 soit 17 % des logements de l’île, indique l'Insee. Ils étaient habités par 164 000 personnes, soit 22 % de la population contre 9,5 % en France. La région est la troisième en terme de suroccupation des logements, derrière la Guyane (42 %) et l’Île-de-France (17,7 %) mais juste devant les Antilles (entre 16 et 17 % de logements suroccupés).
La suroccupation concerne 8 % des ménages de deux personnes mais 57 % pour ceux de six personnes ou plus. Or, les familles réunionnaises ont de nombreux enfants. Sans surprise, la suroccupation diminue avec l’augmentation du nombre de pièces du logement. Elle touche 64 % des logements de deux pièces et 5 % des logements de cinq pièces.
Cette situation affecte d’abord les catégories sociales les plus modestes. Un tiers des ménages dont la personne de référence est sans emploi vivent dans un logement suroccupé. Deux ménages sur dix vivent aussi en suroccupation quand la personne de référence est ouvrier ou employé. Les cadres ou les retraités sont les mieux lotis avec respectivement 3,5 % et 7 % des ménages à l’étroit dans leur logement.
La moitié des familles monoparentales réunionnaises vivent dans un logement suroccupé. Les mères sont alors les plus concernées car neuf fois sur dix, une femme est à la tête de la famille monoparentale.
Néanmoins, la proportion des ménages concernés par ce problème a diminué depuis 1999, passant de 23 % à 17 % aujourd’hui. La proportion des personnes vivant dans un logement suroccupé est ainsi passée de 29 % en 1999 à 22 % en 2010.
