A la tĂȘte de l'agence rĂ©gionale de santĂ© ocĂ©an Indien depuis 6 ans, Chantal de Singly quittera son poste le lundi 24 aoĂ»t 2015. InterrogĂ©e par RTL RĂ©union, la directrice actuelle, qui sera remplacĂ©e par François Maury - directeur gĂ©nĂ©ral de l'ARS Poitou-Chanrentes - fait le point sur son passage dans la zone.
Quel est votre bilan aprÚs ces quelques années passées à l'agence régionale de santé ?
Je pense que plein de choses ont avancĂ©. On a un CHU maintenant, on a fait avancer la question de l'eau potable qui Ă©tait une question sensible. On n'a pas eu de grande crise sanitaire. On a peut-ĂȘtre eu beaucoup de chance. En mĂȘme temps, on s'est organisĂ©s pour faire face Ă une crise sanitaire aiguĂ« que ce soit le chikungunya, la dengue ou encore le zika dont on parle en ce moment. Du cĂŽtĂ© mĂ©dico-social, on a continuĂ© Ă ouvrir des Ă©tablissements pour les personnes ĂągĂ©es dĂ©pendantes, on a aussi continuĂ© Ă ouvrir des structures pour les personnes handicapĂ©es.
Avez-vous une fierté particuliÚre ?
Ce qui est important, ce que l'on a bien travaillé avec la médecine libérale. Nous avons développé la prévention sur le diabÚte en investissant les libéraux sur des actions communes. Maintenant, nous avons des maisons de santé pluriprofessionnlles qui se sont ouvertes à La Réunion. On essaie d'apprendre à la population à mieux manger, moins boire d'alcool et mieux vivre tout simplement.
Quelles ont été vos difficultés ?
Ce qui a Ă©tĂ© difficile Ă gĂ©rer, mĂȘme si ça a rĂ©ussi, c'est le CHU. Il y avait d'abord une rĂ©action nĂ©gative sur l'idĂ©e de fusionner le centre hospitalier de Saint-Pierre et celui de Saint-Denis pour faire le CHU. Mais il y avait une obligation : le national n'aurait jamais acceptĂ© la crĂ©ation d'un CHU sans cet engagement. Ca a Ă©tĂ© difficile, mais on y est arrivĂ©s. Le pĂŽle sanitaire ouest a aussi Ă©tĂ© compliquĂ©. Il y avait un projet, le national nous a dit non, en disant : "il Ă©tait trop lourd, trop cher, il faut le diminuer." Les relations avec les Ă©lus ont Ă©tĂ© difficiles, on a essayĂ© de ne pas se dĂ©courager et de faire un beau projet. Ce qui est difficile aussi c'est que c'est une agence qui travaille entre Mayotte et La RĂ©union. C'est intĂ©ressant, mais c'est parfois compliquĂ©. Il faut qu'on travaille encore plus sur l'accueil des personnes mahoraises Ă La RĂ©union et le lien entre les deux. C'est difficile, mais pas impossible.
Avez-vous un regret ?
J'aurais aimé aller plus loin dans la prévention et dans notre capacité à faire bouger les choses. On est pas tout seul, mais il faut qu'on joue notre rÎle pleinement pour que les choses s'améliorent.
Qu'allez-vous faire maintenant ?
La ministre de la Santé me confie une mission sur la stratégie de santé pour les outre-mer. L'idée est de réfléchir dans le cadre national de la stratégie de santé sur des choses à regarder de plus prÚs pour les outre-mer. Il y a des sujets spécifiques qui ne font pas suffisamment traités, on a sans doute besoin d'avoir des axes supplémentaires. La lutte contre les moustiques, la dengue, le chikungunya font notamment partie des choses sur lesquelles je vais essayer de faire apparaßtre à mettre en exergue. Je vais donc continuer à m'intéresser à La Réunion et Mayotte.
www.ipreunion.com

les chemtrails , un danger de santé public envers nous tous à travers le monde , que l'ars doit prendre en compte.
à lire les rapports d'analyses de labos indépendants comme ceux d'analytika.