De violents affrontements ont Ă©clatĂ© dans le Nord de Mayotte, dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 septembre 2014. Suite Ă une rixe ayant Ă©maillĂ© un match de football entre deux villages voisins, des jeunes de KawĂ©ni "armĂ©s de sabres, de couteaux, de barres de fer" ou encore de "jerricanes d'essence" ont menĂ© une expĂ©dition punitive dans les bidonvilles de Majicavo Koropa. "Quinze maisons ont ainsi Ă©tĂ© brĂ»lĂ©es" par des Ă©meutiers "semblant s'ĂȘtre transformĂ©s en assassins", rapporte France Mayotte Matin. Des vitrines ont Ă©galement Ă©tĂ© brisĂ©es, des voitures saccagĂ©es, tandis que des populations ont commencĂ© Ă fuir les zones de violences devant des forces de l'ordre bien souvent impuissantes. Alors que les autoritĂ©s multiplient les appels au calme, l'escalade de la violence entre les deux bandes rivales a dĂ©butĂ©, la crainte est qu'elle se poursuive dans les jours Ă venir.
"Dans la nuit de dimanche Ă lundi alors que KawĂ©ni Ă©tait barricadĂ© par les nombreux barrages que les forces de lâordre tentaient de dĂ©manteler, une horde dâindividus cagoulĂ©s, armĂ©s de sabres, de couteaux, de barres de fer est passĂ©e par la crĂȘte de la colline permettant de gagner Majicavo Koropa", raconte France Mayotte Matin. Et, vers 22 heures, "la meute sâest ruĂ©e vers dans le village de tĂŽles, et Ă commencer Ă frapper, les hommes, les femmes, les enfants, les femmes enceintes...", poursuit le journal, dĂ©crivant une vĂ©ritable nuit dâhorreur : "Quinze maisons ont ainsi Ă©tĂ© brĂ»lĂ©es, les Ă©meutiers qui semblant sâĂȘtre transformĂ©s en assassins sâĂ©taient munis de jerricanes dâessence pour faire le plus de mal et le plus de dĂ©gĂąts possibles." Le tout face Ă des forces de gendarmes mobiles "dĂ©passĂ©es" et "ne connaissant pas le terrain".
DÚs le lundi matin naissait alors la crainte de représailles de la part des jeunes Majicavo. Le maire de Koungou et le transporteur Matis ont ainsi décidé de ne pas envoyer les enfants au collÚge K2 de Kawéni, "dont les bancs sont principalement utilisés par les collégiens de Majicavo", rappelle France Mayotte Matin. Le collÚge K1 a lui été évacué dans la matinée, tandis que les commerces de Kawéni "se sont fermés les uns aprÚs les autres", indique le quotidien mahorais, décrivant également "des colonnes entiÚres de femmes et enfants" prenant la direction du centre-ville, vers le Sud, "fuyant les hauteurs de Kawéni, craignant la vengeance de Majicavo".
Une cellule de crise a Ă©tĂ© ouverte Ă la prĂ©fecture "pour tenter de trouver des solutions et repousser les Ă©meutiers de plus en plus nombreux, tant Ă KawĂ©ni quâĂ Majicavo dâoĂč une vague dâindividus cagoulĂ©s, armĂ©s de haches, de couteaux dĂ©ferlait en direction du chef-lieu", Ă©crit France Mayotte Matin. Mais selon le journal, "aucune directive nâest venue de la prĂ©fecture pour guider la population dans ses dĂ©placements".
En fin dâaprĂšs-midi, le maire de Koungou, Bamcolo Assani Saindou, accompagnĂ© de reprĂ©sentants des forces de lâordre, se sont rendus sur les hauteurs des Hauts Vallons "pour tenter de nĂ©gocier un retour au calme avec les 250 Ă 300 Ă©meutiers prĂ©sents", tandis que la mairie de Mamoudzou "faisait de mĂȘme place du SĂ©nat oĂč un rassemblant Ă©norme lâentourait".
La crainte est bien que lâescalade de la violence se poursuive entre les jeunes de KawĂ©ni et ceux de Majicavo dans les jours Ă venir, les scĂšnes dâaffrontements et les images de dĂ©solation rappelant les Ă©meutes de 2008 et 2011 dans lâĂźle aux parfums.
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c n'importe quoi ........ ce batre a cause du foot !!!
Bravo Sarkosy pour avoir fait de Mayotte un département français.Je croyais que nos institutions étaient contre la polygamie.J'invite tous les français souchiens a faire comme leur concitoyens Mahorais:pratiquez la polygamie,ayez 20 ou 30 enfants et vivez des allocations familiale.
Vive la France