Groenland : Trump lĂšve subitement ses menaces et annonce un "cadre" d'accord

  • PubliĂ© le 22 janvier 2026 Ă  05:11
  • ActualisĂ© le 22 janvier 2026 Ă  09:30
Donald Trump

AprĂšs des semaines de dĂ©clarations agressives, Donald Trump a subitement annoncĂ© mercredi Ă  Davos "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland, extrĂȘmement vague, et levĂ© ses menaces douaniĂšres autant que militaires.

L'annonce a été accueillie avec enthousiasme par Wall Street et avec un soulagement prudent au Danemark, mais avec méfiance sur l'ßle arctique, territoire autonome danois.

"Il ment", a réagi Mickel Nielsen, un technicien de 47 ans, auprÚs de l'AFP. "Je ne crois à rien de ce qu'il dit et je pense que je ne suis pas le seul".

Le président américain a refusé de préciser si le compromis en discussions donnait aux Etats-Unis la possession du territoire autonome danois, comme il l'a exigé à de multiples reprises afin, selon lui, d'en garantir la sécurité face à la Russie et à la Chine.

"Trump dit qu'il met la guerre commerciale en pause, dit +je ne vais pas attaquer le Groenland+, ce sont des messages positifs", a réagi le ministre des Affaires étrangÚres danois Lars LÞkke Rasmussen, sans vouloir se prononcer sur le projet d'accord annoncé.

Le chef de l'Otan Mark Rutte, avec qui Donald Trump dit avoir négocié le projet d'accord, a lui déclaré à l'AFP qu'il restait "beaucoup de travail" avant de le finaliser.

Sans livrer aucun détail, le président américain a assuré à des journalistes qu'il n'était "pas question d'argent" dans les négociations.

Au cours d'une "rĂ©union trĂšs productive que j'ai eue avec le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'Otan Mark Rutte, nous avons conçu le cadre d'un futur accord concernant le Groenland et, en rĂ©alitĂ©, toute la rĂ©gion arctique", a Ă©crit le dirigeant rĂ©publicain sur son rĂ©seau Truth Social, depuis la station de ski suisse oĂč il participe au Forum Ă©conomique mondial.

- "Pour toujours" -

"Sur la base de cette entente, je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février", a ajouté Donald Trump dans son message.

Cette menace, émise samedi en réaction à l'envoi de troupes européennes, visait la NorvÚge, la SuÚde, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.

Wall Street, dont Donald Trump suit toujours les mouvements avec grande attention, a salué cette désescalade commerciale. Le Dow Jones a progressé de 1,21% et l'indice Nasdaq a pris 1,18% mercredi, aprÚs avoir chuté la veille.

Le prĂ©sident amĂ©ricain, ancien promoteur immobilier, se vante rĂ©guliĂšrement d'ĂȘtre un nĂ©gociateur hors pair de "deals" forcĂ©ment avantageux mais parfois bien vagues.

Ses déclarations à Davos n'ont pas fait exception à la rÚgle.

Il a assuré à des journalistes que le projet d'accord donnait aux Etats-Unis "tout ce (qu'ils) voulaient" et "pour toujours".

Interrogé pour savoir si cela impliquait une possession du Groenland, il a hésité puis esquivé: "Euh... C'est un accord de long terme. C'est l'accord de long terme par excellence".

Mark Rutte a assuré lui sur Fox New que le sujet de la souveraineté du territoire autonome danois n'avait pas été abordé dans leurs discussions.

Le milliardaire de 79 ans avait déjà nettement calmé le jeu quelques heures auparavant en excluant pour la premiÚre fois d'utiliser "la force" pour mettre la main sur le Groenland.

"Je n'utiliserai pas la force", a-t-il déclaré lors d'un discours.

A Nuuk, les habitants ont surtout fait part à l'AFP d'un sentiment de défiance.

"Le Groenland est le pays des Groenlandais. On ne peut pas en disposer comme ça, pour quoi que ce soit", a confié Anak, une aide-soignante de 64 ans.

"L'Otan n'a en aucun cas le droit de négocier quoi que ce soit sans nous, le Groenland. Rien sur nous, sans nous", a protesté pour sa part la députée groenlandaise Aaja Chenmitz, l'une des deux élues représentant le Groenland au parlement danois.

"Et que l'Otan ait son mot à dire sur notre pays et nos minéraux, c'est complÚtement dingue", a-t-elle ajouté.

Selon le dernier sondage en date publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux Etats-Unis. Seuls 6% y sont favorables.

AFP

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3 Commentaires
Francis Benveniste
Francis Benveniste
1 mois

MTAA : Make Trumpistan America Again.

Zozumé
Zozumé
1 mois

Zozo lĂ  y connĂ© pa kwĂ© lu veut, jordu oui, demain non et aprĂšs demain peut ĂȘtre. AlĂ© marchĂ© zozo la po!

Tout sauf les Vira
Tout sauf les Vira
1 mois

Qu'il demande a Macron da enlever amendement inutile de Vira.

"Mi travaille seulement pour mon famille "