Le chef de l'Etat s'exprimait ce mardi 17 avril 2016

Hollande sur Europe 1: ses principales déclarations

  • PubliĂ© le 17 mai 2016 Ă  08:41
François Hollande lors de son intervention sur Europe 1, le 17 mai 2016 à Paris

Mardi matin, François Hollande était reçu sur Europe 1. A La Réunion, l'interview a été diffusée en direct sur Freedom, à partir de 9h30. Questionné sur la loi travail, le chef de l'Etat a déclaré : "Je ne céderai pas".

Pour le prĂ©sident, "il y a eu trop de gouvernements qui ont cĂ©dĂ© (..)pour que moi-mĂȘme, dans des circonstances qui ne sont pas faciles, je puisse cĂ©der dĂšs lors qu'un compromis a Ă©tĂ© trouvĂ©, un Ă©quilibre a Ă©tĂ© obtenu, que les syndicats rĂ©formistes sont derriĂšre ce texte et qu'il y a une majoritĂ© de socialistes qui sont en faveur". Cette loi, "elle va passer, parce qu'elle a Ă©tĂ© discutĂ©e, a Ă©tĂ© concertĂ©e, a Ă©tĂ© corrigĂ©e, a Ă©tĂ© amendĂ©e".

Une social-démocratie à la française

Le chef de l'Etat a dit vouloir conduire la France vers une "social-dĂ©mocratie Ă  la française, oĂč il sera possible que l'Etat ait toute sa place et oĂč les partenaires (sociaux) pourront jouer tout leur rĂŽle". Le projet de loi travail va "y contribuer", selon lui.
"Je prĂ©fĂšre qu'on garde de moi l'image d'un prĂ©sident de la RĂ©publique qui a fait des rĂ©formes, mĂȘme impopulaires, plutĂŽt que celle d'un prĂ©sident qui n'aurait rien fait". Quant aux "casseurs" qui agissent dans les manifestations, "ça suffit et ça ne pourra pas rester sans rĂ©ponse".

"Ca va mieux"

"Quand j'ai eu cette formule +ça va mieux+, ce n'est pas pour dire +tout va bien+". "Ce n'est pas un propos de circonstance, de campagne ou de tribune, c'est une réalité", a-t-il dit, citant les chiffres du déficit public, de la croissance, de l'investissement et de création d'emploi. "Ca va effectivement mieux pour la France, pas forcément pour tous les Français, j'en conviens".
Quant à la lutte contre le chÎmage, "la bataille n'est pas gagnée", a-t-il admis. "C'est une bataille, c'est un combat", et "je me bats tous les jours".
Le président a tenté de mettre à bas un pessimisme français selon lui excessif. "Essayons d'éviter cette noirceur habituelle". "Ca n'est pas en laissant penser au pays que tout va mal qu'on arrive à lui donner confiance.

ImpĂŽts

Pour de nouvelles baisses d'impĂŽt des mĂ©nages en 2017, "la rĂ©ponse est oui, Ă  condition bien sĂ»r que nous ayons des marges de manoeuvre, et pour en dĂ©terminer le montant, les modalitĂ©s, ce sera Ă  l'Ă©tĂ©". "Il m'apparaĂźt logique, il m'apparaĂźt mĂȘme juste, qu'aussi les mĂ©nages puissent avoir leur part de redistribution". "Pas de raison" en revanche de crĂ©er de nouveaux allĂšgements sur l'impĂŽt sur la fortune, selon lui.

Rémunérations des patrons

Le président a également menacé de légiférer pour réguler davantage les rémunérations des grands patrons. "C'est maintenant aux autorités du patronat, des employeurs d'avoir cette exigence morale. A la loi d'intervenir pour des rÚgles plus simples, plus claires, si rien ne se fait du cÎté patronal".

La droite

Le chef de l'Etat a dĂ©cochĂ© plusieurs flĂšches contre l'opposition, Ă  un peu moins d'un an de la prĂ©sidentielle. "Le risque est que (la droite) dĂ©truise ce que nous avons fait, c'est qu'elle mette en cause les fondements mĂȘme de notre Etat. Le risque est qu'elle supprime l'impĂŽt sur la fortune, l'impĂŽt sur les plus favorisĂ©s (...) "Quand je vois que certains candidats aux primaires de la droite veulent augmenter la TVA, je dis +ce n'est pas juste+, parce que ça va toucher tous les Français indiffĂ©remment", a-t-il dit, visant Alain JuppĂ©.

La Gauche

"En dehors du gouvernement qui est aujourd'hui en place, il n'y a pas d'alternative Ă  gauche". "Il n'y a pas d'alternative de gauche, au sens oĂč il n'y a pas un mouvement qui aujourd'hui puisse accĂ©der au second tour de l'Ă©lection prĂ©sidentielle et puisse, sans avoir notre appui, conduire les destinĂ©es de la France".

Macron

"S'il veut dĂ©velopper ses idĂ©es, il en a le droit, mais dans le cadre de ce qui doit ĂȘtre fait comme pour tout ministre, c'est Ă  dire la solidaritĂ© gouvernementale"

Proche-Orient

La conférence internationale prévue le 30 mai à Paris pour tenter de relancer le processus de paix israélo-palestinien est "reportée à l'été", a-t-il dit, invoquant l'absence du chef de la diplomatie américaine, John Kerry. François Hollande a jugé que le vote de la France en faveur d'une résolution controversée de l'Unesco sur Jérusalem était "fùcheux". Ce vote conduit Israël à remettre en cause l'impartialité de la France pour son initiative de relance du processus de paix.

Centrales nucléaires au Royaume-Uni

"Je suis favorable Ă  ce que ce chantier (d'Hinkley Point) puisse se faire, le prĂ©sident d'EDF a demandĂ© aux salariĂ©s d'ĂȘtre consultĂ©s et il y aura donc une enquĂȘte qui sera menĂ©e, une expertise qui sera faite et qui, dans les prochaines semaines, donnera sa vĂ©ritĂ©"

Par Sophie MIGNON - © 2016 AFP

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