Santé

La pollution tue plus que le Sida et le paludisme réunis

  • PubliĂ© le 18 juin 2015 Ă  05:00
embouteillage

Selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution est responsable de 3,2 millions de morts prématurées par an dans le monde, un chiffre supérieur au nombre de victimes cumulées du Sida et du paludisme.

Les particules fines que nous respirons dans l’atmosphĂšre du fait de la pollution sont plus meurtriĂšres que le Sida et le paludisme rĂ©unis, d’aprĂšs les chiffres de l’OMS, selon laquelle elles seraient responsables de 3,2 millions de morts par an, 72 % de ces dĂ©cĂšs se situant dans les pays d’Asie.

D’aprĂšs l’OMS, citĂ©e par l’AFP, "atteindre le niveau de concentration de 10 microgrammes (de ces particules) par litre d'air, le niveau prĂ©conisĂ© par l'OMS, permettrait d'Ă©viter 2,1 millions" de morts prĂ©maturĂ©s.

Sauf que la majoritĂ© de la population mondiale vit dans environnement oĂč la pollution excĂšde ce plafond maximal " acceptable " de 10 microgrammes par litre d’air. Dans certaines rĂ©gions de Chine ou d’Inde, les habitants doivent par exemple supporter une pollution estimĂ©e Ă  100 microgrammes de ces particules par litre d’air.

Selon l’OMS, les pays les plus polluĂ©s devraient abaisser la densitĂ© de microparticules de 68 % par rapport Ă  2010 pour parvenir Ă  ce seuil de 10 microgrammes par litre d’air, soit une rĂ©duction drastique mais impĂ©rative. Car si le niveau de pollution atmosphĂ©rique restait inchangĂ©, la mortalitĂ© en rĂ©sultant augmenterait par exemple de 21 % en Inde et de 23 % en Chine.

Mais le problĂšme concerne tous les pays, y compris les moins polluĂ©s comme les Etats-Unis, oĂč une rĂ©duction de 25 % des concentrations de microparticules permettrait de sauver 500 000 vies par an.

www.ipreunion.com

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1 Commentaires
Soweto
Soweto
10 ans

En ce qui nous concerne ici, à l'ßle de la Réunion, il n'y a pas ou peu de particules fines dans l'air. les particules sont emportées par les alizés. Cependant, avec l'ouverture des carriÚres pour l'extraction des roches, les tirs des mines, la circulation des engins, les gaz produits par les moteurs, le seuil de 10 microgrammes par litre sera vite dépassé et le risque pour la santé publique est bien réel, malgré les alizés.