Entre les manifestations lycéennes d'un cÎté et la grÚve des gérants de stations-service de l'autre, l'ßle est en proie à deux mouvements concomitants mais trÚs différents. Ces deux colÚres portent pourtant en elles, chacune à leur maniÚre, les germes de tensions plus vives, les motivations des uns et des autres n'étant pas toujours bien comprises par la population. De quoi créer un climat propice à tous les excÚs, sur fond de tensions sociales toujours présentes.
Une fois nâest pas coutume, câest au Port que se cristallisent les deux conflits. Devant la SRPP (SociĂ©tĂ© de rĂ©unionnaise de produits pĂ©troliers), oĂč les gĂ©rants de stations-service ont installĂ© leur campement afin dâempĂȘcher tout ravitaillement jusqu'Ă nouvel ordre. Et devant les lycĂ©es Jean-Hinglo et surtout Lepervanche, oĂč ont Ă©tĂ© observĂ©s les principaux dĂ©bordements des manifestations collĂ©giennes et lycĂ©ennes.
En dehors de la gĂ©ographie, les deux mouvements nâont toutefois pas beaucoup de points communs. La grĂšve des gĂ©rants de stations touche lâensemble des DOM et traduit Ă la fois lâangoisse Ă©conomique dâune profession et la colĂšre face Ă un gouvernement accusĂ© de mĂ©pris envers lâoutre-mer. Les exploitants ont un objectif clair : obtenir un dĂ©lai et le droit Ă la parole sur la mise en application du dĂ©cret Lurel visant Ă rĂ©guler les prix des carburants.
Du cĂŽtĂ© des lycĂ©ens en revanche, on se retrouve face Ă des manifestations beaucoup moins structurĂ©es, confuses et disparates. Parties du Sud (Saint-Pierre, Saint-Louis, Le Tampon), elles visaient dâabord Ă rĂ©clamer des climatiseurs et des ventilateurs dans les salles de classe, avant que ne se rĂ©pande la revendication de lâadaptation du calendrier scolaire aux alĂ©as climatiques tropicaux. Mais alors que le calme est revenu dans le Sud, le mouvement sâest transposĂ© dans lâEst et surtout dans le Nord et le Nord-Ouest, oĂč se mĂȘlent dĂ©sormais des dolĂ©ances aussi diverses que le rĂ©amĂ©nagement dâune cafĂ©tĂ©ria ou la crĂ©ation dâun abri pour la pluie.
Mais malgrĂ© ces divergences profondes entre un mouvement jeune et peu organisĂ© et un autre gĂ©rĂ© par un puissant syndicat adossĂ© Ă une intersyndicale, ils pourraient tous deux Ă leur maniĂšre sâavĂ©rer porteur de risques.
CĂŽtĂ© lycĂ©en, le manque dâorganisation permet Ă des petits groupes extĂ©rieurs de se mĂȘler aux manifestants et de profiter du dĂ©sordre, comme cela fut le cas Ă Saint-Louis ou Ă Saint-Pierre dans les premiers jours, mais surtout au Port ce mardi et ce jeudi. Les abords du lycĂ©e Lepervanche ont ainsi Ă©tĂ© le lieu de plusieurs face-Ă -face tendus entre jeunes aux motivations obscures et forces de lâordre, avec jets de galets et incendies de poubelles dâun cĂŽtĂ©, grenades lacrymogĂšnes de lâautre. Pas forcĂ©ment rassurant lorsque lâon sait que câest frĂ©quemment du Port que partent les premiĂšres mĂšches de crises plus importantes.
Chez les gérants de stations-service, les menaces sont multiples. La premiÚre est une paralysie d'une ßle qui risque bientÎt de se retrouver en panne sÚche, les grévistes étant décidés à maintenir le blocage de tout ravitaillement tant que le gouvernement ne rouvrira pas la porte de la discussion. Or pour le ministre Victorin Lurel, céder serait un aveu de faiblesse. Le carburant devrait donc rapidement devenir une denrée rare. Mais si les cuves se vident, la colÚre des usagers, elle, se remplit.
Du cĂŽtĂ© de lâaĂ©roport Roland-Garros, on dispose de rĂ©serves permettant de tenir trois Ă quatre jours, mais la situation pourrait rapidement devenir problĂ©matique. Quant aux acteurs du monde Ă©conomique â notamment les transporteurs â, ils ne tolĂ©reront sans doute pas trĂšs longtemps de laisser leurs vĂ©hicules au garage.
PrivĂ©e de carburant alors que sa jeunesse est dans la rue, souffrant de maux sociaux et Ă©conomiques rĂ©currents, La RĂ©union risque ainsi de se retrouver plus que jamais la proie de mouvements dâhumeur pas toujours contrĂŽlables.
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je pense que pour la periode chaude les lyceens doive aller en cours a 6 h du matin jus'qua 13h a la fraiche et l'apres midi chez eux
C'est vrai qu'on est pénalisé par ce mouvement mais moi je dit à Mr Lebon c'est bien au moin y a des gens qui ce laisse pas faire et intimider par cette politique. On nous parle de baisser le chomage! Aujourd'hui on constate l'echec et ce gouvernement fera qu'aggraver la situation. On est des réunionnais et réunionnaises qui veulent travaillé et ne pas etre remplacer par des machines. Dommage qu'à la réunion on est pas tous solidaire comme ailleurs.
Et c'est signé: CGTR ! Merci de tant aimer votre ßle et vos compatriotes!!
C'est parfait pour faire fuir le tourisme, affaiblir l'économie, diviser les gens, pourrir un peu plus la situation de l'ßle, alors continuez à gréver ! bloquez tout ! Cassez tout, pas grave, Holande vous donnera des sous pour reconstruire, pleure marmaille ! pleure !!! tu gagnera du bon tété de François.