Le Ministère du Travail a annoncé ce lundi 14 décembre le taux de revalorisation du Smic au 1er janvier 2016. Pas de "coup de pouce" du gouvernement cette année. Le revenu minimum augmentera de 0,6% (il sera de 1 466,62 euros brut par mois) contre 0,8% en janvier 2015.
Il s'agit de la plus faible hausse annuelle depuis la création du salaire minimum interprofessionnel de croissance en 1970, si l'on se base sur les statistiques de l'Insee. Pas de "coup de pouce" donc du gouvernement cette année au million sept-cent mille personnes qui touchent le revenu minimum. Le dernier en date remonte à juillet 2012.
Ainsi, le Smic, pour un temps plein, va passer de 9,61 à 9,67 euros brut de l'heure, soit de 1 457,52 à 1 466,62 euros brut par mois. L'augmentation s'appuie donc sur l'indexation légale qui prend en compte à la fois l'inflation de l'année sur les 20% des ménages percevant les revenus les plus faibles et la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire moyen des ouvriers et des employés. En janvier 2015, le Smic avait progressé de 0,8%.
Au lendemain de l'élection de François Hollande, le salaire minimum avait été revalorisé de 2%, au lieu de 1,4%. Depuis, l'exécutif a toujours suivi les recommandations du groupe d'experts sur le Smic, consulté avant chaque hausse annuelle. Le groupe a toujours plaidé contre tout "coup de pouce" et cette année encore, l'instance consultative composée d'économistes s'y est déclarée défavorable.
"La situation économique est en amélioration" mais "le futur reste encore très incertain", écrivent les experts, qui estiment que "ce n'est pas le moment d'ajouter à l'incertitude en cherchant à accélérer dès à présent la hausse des salaires". "Dans ces conditions, s'en tenir à l'indexation légale du Smic (...) semble le plus raisonnable", concluent-ils.
www.ipreunion.com avec AFP

@ Michel
Je suis de votre avis.
Vous avez raison continuez ainsi, creusez creusez....cher gouvernement
CEINTURE POUR LES TRAVAILLEURS ET CADEAUX EN NOMBRE POUR LE PATRONAT, LE PÈRE Noël GOUVERNEMENTAL EST UNE ORDURE
Pas de coup de pouce pour les 1,7 millions de salariés payés au SMIC au 1er janvier ainsi en a décidé le gouvernement. Estimant que la valeur de l'inflation n'avait pas excédé 0,6 % pour toute l'année 2015, il a décidé de n'augmenter le SMIC que de ce montant en début d'année. Avec cette augmentation misérable, le SMIC mensuel net n'atteindra même pas 1150 euros. C'est un nouveau coup de massue pour les salariés les moins bien payés.
Mais si Hollande et son gouvernement méprisent ouvertement les travailleurs pauvres, il n'agit pas de même avec les patrons à qui ils accordent de plus en plus largement des exonérations de cotisations sociales de toutes sortes. Alors qu'au 1er janvier 2015, le taux de cotisations familiales était déjà passé de 5,25% à 3,45% pour les employeurs éligibles à la réduction générale des cotisations dite "Fillon" au titre de leurs salariés dont la rémunération était inférieure à 1,6 fois le montant du Smic, ils ont décidé d'étendre cette mesure au 1er janvier 2016 aux salaires inférieurs à 3,5 Smic !
Cette mesure permettra de réduire les salaires de 90 % des salariés du privé.
Toutes ces décisions : quasi blocage du SMIC depuis 4 ans, exonérations toujours plus importantes pour le patronat étant bien entendu prises pour aider le patronat à embaucher plus... avec le résultat que l'on sait : entre 2012 et 2015, le nombre des chômeurs en catégorie A est passé de 2,9 à 3,6 millions (il était déjà passé sous Sarkozy, entre 2007 et 2012, de 2,1 millions à 2,9 millions) !
De droite ou de gauche, ces politiciens ne cessent d'imposer l'austérité aux travailleurs et d'exonérer le patronat de toute contribution sociale. Des millions de travailleurs et leurs familles tombent ainsi peu à peu dans le dénuement, voire la misère, quand une minorité de bourgeois se gambergent à la tête de fortunes toujours plus considérables.
La classe ouvrière peut mettre un frein à ces attaques en reprenant le terrain de la lutte. Sans lutte, sa situation ne peut aller que de mal en pis.