Alors que le plan de cessation d'activité prévoyait une fermeture de l'usine du groupe Colgate/Palmolive en mai, les salariés de la SIB iront une derniÚre fois au travail ce vendredi 4 avril 2014. "C'est la fin pour nous. Ils ont accéléré le processus comme il y avait moins de production, en nous offrant un mois de préavis", commente Jocelyn RiviÚre, délégué syndical à la CGTR. La fermeture définitive de la Société industrielle de Bourbon a été annoncée à 13 heures par le directeur des ressources humaines à l'ensemble des employés. "Cela fait deux semaines que l'on entend ce bruit de couloir. Paris a finalement pris sa décision", ajoute le représentant du personnel. Les salariés recevront leur lettre de licenciement dans les jours à venir.
"Aujourd'hui, c'est dur. Nous sommes au bord des larmes et demain ça sera encore plus dur." Suite Ă l'annonce de la fermeture dĂ©finitive de l'usine, les salariĂ©s de la SIB accusent le coup. Le DRH de la sociĂ©tĂ© a libĂ©rĂ© les employĂ©s un peu plus tĂŽt ce jeudi, pour qu'ils puissent rejoindre leurs familles dans ce moment difficile. Vendredi, Ă 14 heures, aprĂšs une ultime journĂ©e de travail, le personnel de lâusine quittera dĂ©finitivement le site du Port.
La direction de Colgate/Palmolive justifie cette fermeture anticipĂ©e par un manque de production. "On ne pouvait plus travailler dans un bon Ă©tat dâesprit, que nous ne sommes plus assez vigilants et ils ont mis en avant des risques dâaccident", indique Jocelyn RiviĂšre. "MalgrĂ© le plan de cessation d'activitĂ©s, on ne sây attendait pas. Comme quand une personne est mourante, c'est quand on apprend sa mort que c'est dur", commente - Ă©mu - le dĂ©lĂ©guĂ© syndical CGTR.
Cet Ă©pilogue inattendu met fin brutalement Ă une longue lutte Ă la SociĂ©tĂ© industrielle de Bourbon. Depuis lâannonce de la fermeture le 21 novembre 2013, les salariĂ©s sont passĂ©s par des mois de protestation, des tables rondes, une grĂšve de la faim ainsi que diffĂ©rentes rĂ©unions Ă la direction du travail.
"On a lâimpression de mourir dans lâindiffĂ©rence totale. Dans ces moments, on a besoin de soutien, et on ne lâa pas trouvĂ©", souligne le syndicaliste, qui a reçu ce jeudi la visite d'Huguette Bello et d'Olivier Hoareau. TrĂšs remontĂ©e contre la direction de Colgate/Palmolive, la maire sortante de Saint-Paul parle de salariĂ©s "considĂ©rĂ©s comme des torchons, pire, comme du Sopalin que lâon jette." Pour la dĂ©putĂ©e,"les multinationales enchaĂźnent les hommes et les femmes, et il faut se libĂ©rer de ces chaĂźnes."
Le nouveau maire du Port dĂ©nonce une "situation dramatique" tentera d'organiser une rĂ©union avec la direction du travail et certains acteurs concernĂ©s : "je ne veux pas vendre de lâespoir, mais comprendre moi-mĂȘme ce qui se passe." Pour Olivier Hoareau, "la situation de la SIB montre quâil faut regarder lâintĂ©rĂȘt de la population et non ceux des multinationales." Il ajoute : "il ne faut plus que nous soyons le théùtre de ce genre de drames."
Lâusine rĂ©unionnaise cessera Ă partir de vendredi sa production de produits d'entretiens. Les salariĂ©s recevront dâici quelques jours leur lettre de licenciement. Le plan d'accompagnement sera alors en vigueur Ă partir de lundi. "Ce qui a Ă©tĂ© dit Ă la Dieccte, câest que personne ne restera sur le carreau. Tout le monde trouvera un emploi. Mais lĂ dessus, on a quand mĂȘme des doutes et on restera vigilants", indique Jocelyn RiviĂšre. Le dĂ©lĂ©guĂ© syndical fera partie d'un comitĂ© qui vĂ©rifiera la bonne application du congĂ© de reclassement pour l'ensemble des salariĂ©s.




















Dommage que la députée et Olivier hiataux ne se manifestent que maintenant..des postures politiciennes qui ne trompent personne . C est déjà trop tard, l'entreprise a ferme
cette photo montre que iIPR est toujours là , par hasard et opportunément, pour faire la promo de son idole Huguette Bello et de son nouvel héros, Olivier Hoarau
Pendant tout le conflit, le neveu d'Yvan Hoarau a snobé les travailleurs pour des raisons internes à la cgtr . Mais maintenant que Huguette doit se refaire une santé, Olivier s'exécute: c'est un peu tard!
Lamentable d'exploiter ainsi la détresse des travailleurs à des fins de propagande
Premiere sortie