Le chantier de la NRL pourrait être bloqué

Nouvelle route du littoral : un groupement veut "casser le monopole" du transport des andains

  • PubliĂ© le 26 aoĂ»t 2015 Ă  12:19
Blocage Chantier NRL

Si la nouvelle route du littoral est actuellement au centre de toutes les attentions politiques, elle fait aussi toujours l'objet de querelles entre professionnels du chantier. Par la voix de Michel Allamèle, le groupement GOI/Transmat OI/Run OI dénonce ce mercredi 26 août 2015 le monopole du transport des andains depuis les plateformes situées dans l'Est. Demandant une intervention de la Région Réunion, le président de l'IPR (Intersyndicale des rofessionnels de la route) menace de bloquer prochainement le chantier de la NRL.

"Il faut qu'il y ait une répartition du travail qui profite à l'ensemble des transporteurs. Il ne faut pas que cela soit exclusif à tel ou tel groupement ou à tel syndicat. Il faut tout remettre à plat et partager le travail équitablement." En mai dernier, les transporteurs réunis au domaine de Montgaillard espéraient travailler sur un nouvel accord-cadre répartissant les différents contrats du chantier de la Nouvelle route du littoral.

Malgré une réunion organisée autour de Dominique Fournel, vice-président du conseil régional chargé de la NRL, personne n'est reparti satisfait de cette grande assemblée réunissant une quarantaine de professionnels. Aucun engagement n'a été pris par la collectivité. Pourtant, le même jour, de vives tensions avaient éclaté à Sainte-Rose. Sur la plateforme des Orangers, un ralé-poussé s'était produit entre Michel Allamèle et Jean-Bernard Caroupaye.

Le premier reproche au second de s'accaparer la totalité du transport des andains depuis les plateformes de l'Est. "Lors de la réunion au MOCA, M. Fournel nous avait dit que si nous voulons faire du transport, il faut que nous ayons toutes les autorisations et nos propres andains", se souvient le président de l'IPR (Intersyndicale des professionnels de la route), qui a décidé de monter le groupement GOI/Transmat OI/Run OI, propriétaire de sa propre plateforme.

Ce dernier souhaite désormais "casser le monopole" du GIE Transgroup OI. "Aujourd'hui, nous avons plus de 500 000 tonnes d'andains à évacuer. Mais le groupement GTOI/SBTPC/Vinci - mais surtout la GTOI - ne souhaite qu'un seul groupement : celui de Jean-Bernard Caroupaye", regrette Michel Allamèle, qui s'est rendu ce mardi à la préfecture de Saint-Denis afin de déposer une motion en ce sens.

"La Réunion n'a plus la main sur le chantier de la NRL"

"Nous sommes allés voir la Région et l'Etat afin de demander que tous les transporteurs puissent travailler. La Région a dit que ce n'est plus leur problème. La Région n'a plus la main sur le chantier de la NRL à cause des problèmes que tout le monde connaît", déclare Michel Allamèle, en référence à l'enquête de la brigade financière de la gendarmerie au sujet de l'attribution des marchés de la NRL.

Pour le groupement GOI/Transmat OI/Run OI, "beaucoup de personnes en ont marre de cette situation qui est en train de pourrir." Ces transporteurs et terrassiers menacent donc de passer à l'action prochainement en bloquant le chantier de la NRL. "Nous avons assez de voir des gens faire la dictature à La Réunion. Nous en avons assez de voir passer des camions. Nous disons et nous insistons : si on ne veut pas nous laisser travailler, personne ne travaillera", annonce Michel Allamèle.

Le président de l'IPR en veut particulièrement à Stéphane Braban, directeur du projet du groupement GTOI/SBTPC/Vinci, à qui il reproche de vouloir "instaurer la mafia à La Réunion." "Je ne comprends pas comment quelqu'un puisse faire sa loi sur le chantier", ajoute-t-il au sujet de Jean-Bernard Caroupaye. "A chaque fois qu'on a voulu faire des manifestations, M. Caroupaye venait se bagarrer pour nous. Mais il est en train de léser tout le monde", commente Michel Allamèle.

Plus généralement, le transporteur s'inquiète de la gestion du chantier de la Nouvelle route du littoral, notamment au niveau des matières premières. "Pour que le groupement GTOI/SBTPC/Vinci puisse travailler normalement, il faut qu'il y ait un approvisionnement de 17 000 tonnes de galets par jour. Mais nous livrons au maximum 3 000 galets par jour. Comment se fait-il qu'ils acceptent de perdre de l'argent ?", s'interroge-t-il. Pour Michel Allamèle, "quelque chose ne va pas sur ce chantier là."

www.ipreunion.com

guest
5 Commentaires
transporteur
transporteur
10 ans

pourquoi tous les médias lui présente comme transporteur? il est transporteur Michel Allamèle? A t'il la capacité de transport?

jean
jean
10 ans

Bravo Michel la vérité arrive à grand pas

10 ans

on dirait le film " scarface " et tony montana !

10 ans

nul nul nul nul

Régine
Régine
10 ans

Et dire que Didier Robert a voulu donner un maximum de travail aux Réunionnais !

Mais par JALOUSIE avec toutes ces histoires, ces recours bientôt il y aura moins de Réunionnais ! Nous pouvons remercier en premier Thierry Robert qui a pour volonté de tuer le travail des réunionnais aux profits des Malgaches !