Santé

Les Urgences toujours en grĂšve

  • PubliĂ© le 12 avril 2005 Ă  00:00
Un lavage des mains correct est essentiel en milieu hospitalier

Antoine Perin, directeur de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation de La Réunion (ARH) a évoqué ce 11 avril 2005 les problématiques des urgences hospitaliÚres à La Réunion. Il a également fait état du Plan Urgences.

Depuis le mardi 4 avril 2005, les médecins urgentistes sont en grÚve à la Réunion. Antoine Perrin, directeur de l'ARH reconnaßt que la situation est tendue, mais affirme "nous ne sommes pas dans la situation des urgences métropolitaines, avec en particulier le problÚme l'accueil plus important des personnes ùgées". La difficulté qui se pose à la Réunion est l'aspect financier, l'ßle étant sous doté par rapport à la métropole, dit-il. L'autre difficulté se situe dans l'articulation des gardes entre les médecins libéraux et les hospitaliers.

Volontariat

Aujourd'hui, les mĂ©decins libĂ©raux n'ont plus l'obligation de faire des gardes. Celles-ci se pratiquent sous forme de volontariat Ă  partir d'un arrĂȘtĂ©, signĂ© le 13 juillet dernier par le prĂ©fet. Antoine Perrin souligne que l'application de cet arrĂȘtĂ© est inĂ©gale Ă  La RĂ©union puisque dans certains secteurs, ce principe fonctionne, mais pas dans d'autres.
Il souligne "lorsque des personnes se rendent Ă  l'hĂŽpital pour des urgences vraies, elles ne posent pas de problĂšme de prise en charge. Mais il y a les urgences relatives et en cas de surcharge, ces personnes sont contraintes d'attendre souvent longtemps".

Conseil régional de l'urgence

Le Plan Urgences, en vigueur depuis 2004 couvre une pĂ©riode de trois ans. À La RĂ©union, indique le directeur de l'ARH, le budget s'Ă©levait Ă  1,3 millions d'euros en 2004, et Ă  1,8 millions d'euros en 2005. Il indique dans le cadre du Plan Urgences, des moyens seront donnĂ©s pour crĂ©er et renforcer des structures de moyen et court sĂ©jour. Cela pour que les personnes ne restent pas en hospitalisation, mais puissent sortir de l'hĂŽpital pour ĂȘtre soignĂ©es dans une structure adĂ©quate. Il annonce Ă©galement le financement du service d'urgence en psychiatrie.
Antoine Perrin va réunir avant fin avril le conseil régional de l'urgence pour se pencher sur la question des urgences, qui constitue un maillon de toute la chaßne de prise en charge.

Mise en garde de l'AMUF

Dans un communiqué rendu public lundi, l'AMUF (association des médecins urgentistes hospitaliers) note que le Plan Urgence, décrété par le Ministre de la Santé fin 2003, avait un objectif clair: améliorer la prise en charge des patients se présentant dans les Services d'Urgences".
Or, prévient l'AMUF "dans le contexte de contraintes budgétaires forte pour les hÎpitaux, la tentation est grande pour les ARH d'utiliser les crédits du "Plan d'Urgence" pour couvrir les autres besoins de l'hÎpital au prétexte que tout concourre à l'Urgence".
L'AMUF estime que Le "Plan d'Urgence" ne doit pas ĂȘtre le moyen de prĂ©server l'Ă©quilibre financier des hĂŽpitaux dont la situation est aggravĂ©e par le nouveau mode de financements des hĂŽpitaux.
Enfin, l'association "engage les Directeurs d'HÎpitaux et le reste de la communauté médicale hospitaliÚre à ne pas se fourvoyer dans une politique de redistribution de transparence que requiÚre un tel exercice".
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