"ValĂ©rie Trierweiler, son reportage Ă Madagascar" : c'est le gros titre de l'article rĂ©digĂ© pour Paris Match par la nouvelle reine de l'Ă©dition. En plissant un peu les yeux, on parvient tout de mĂȘme Ă lire en petits caractĂšres qu'il s'agit de l'inauguration d'une station d'eau potable Ă Ambatomahamanina, Ă 30 kilomĂštres au nord de Tananarive. Mais l'on n'en saura guĂšre plus. Faute de reportage, l'ancienne premiĂšre dame y raconte sa dĂ©couverte de "la vie rurale des Malgaches" en enfilant les lieux communs. MĂȘme aprĂšs avoir fui Paris au lendemain de la parution de son brĂ»lot vengeur, ValĂ©rie Trierweiler n'arrive toujours pas Ă parler d'autre chose que d'elle-mĂȘme. Sauf qu'au lieu d'avoir trempĂ© sa plume dans le fiel, elle l'a cette fois imbibĂ©e d'un seau assommant de platitudes.
"Le hasard fait parfois bien les choses" : ainsi dĂ©bute le "reportage" de ValĂ©rie Trierweiler sur la Grande Ăle. On ne saurait mieux dire. Câest en effet un heureux coup de pouce de la providence et de la direction de Paris Match qui a envoyĂ© lâex-compagne de François Hollande Ă Madagascar au moment oĂč elle se trouvait sous le feu de critiques venues de toutes parts, dans lâĆil du cyclone mĂ©diatique provoquĂ© par son dĂ©sormais cĂ©lĂšbre Merci pour ce moment.
AprĂšs avoir fustigĂ© la supposĂ©e haine des pauvres â les fameux "sans-dents" â du prĂ©sident de la RĂ©publique, elle sâaffiche devant lâobjectif de Match, sourire aux lĂšvres, un enfant malgache dans les bras. Câest quâĂ lâinverse de son ancien compagnon, elle les aime, elle, les sans-dents. Surtout ceux du bout du monde que, visiblement, elle dĂ©couvre avec de grands yeux.
Quand le Secours populaire la prĂ©vient quâune de ses dĂ©lĂ©gations se trouve sur place pour Ă©quiper le village dâAmbatomahamanina en eau potable, ValĂ©rie saute sur lâoccasion. Elle y voit "une bonne occasion de dĂ©couvrir la vie rurale des Malgaches" et livre ses impressions Ă ses lecteurs. Elle raconte "les interminables bouchons" de "nos vieilles 2CV et 4L", elle dĂ©crit "ces petites Ă©choppes de quincaillerie, comme de victuailles, alignĂ©es les unes aux les autres (sic)".
Mais trĂšs vite ValĂ©rie quitte la capitale et sâenfonce dans la ruralitĂ© malgache. "Peu Ă peu, le bruit de la ville sâĂ©loigne, la verdure apparaĂźt entrecoupĂ©e de riziĂšres et de collines", Ă©crit-elle, ne pouvant sâempĂȘcher de tomber dans le lyrisme : "Le paysage est beau, dâune beautĂ© ordonnĂ©e". Rien Ă dire, la charte de Paris Match est respectĂ©e, le poids des mots se ressent au fil des lignes. "Nous roulons Ă petite vitesse sur cette terre rouge synonyme de Madagascar surnommĂ©e lâĂle Rouge", poursuit-elle.
Loin de lâorage lui Ă©tant tombĂ© sur la tĂȘte ces derniers jours, ValĂ©rie assiste avec bonheur Ă lâarrivĂ©e de lâeau dans le petit village malgache : "une vĂ©ritable rĂ©volution" ou, quelques lignes plus loin, "un vĂ©ritable miracle". ForcĂ©ment elle Ă©voque ces femmes qui "ont sorti leurs plus beaux atours comme leurs chapeaux" et bien sĂ»r ces enfants qui "grouillent de partout", usant lĂ dâune formule toujours malheureuse.
Et comme toutes les belles aventures, celle de Valérie en pays malgache se termine par un banquet : "La joie se partage autour du plat local à base de riz et de zébu aprÚs une courte bénédiction." Comme quoi battre les records de vente en librairie et pratiquer le journalisme comme un collégien bùclerait sa rédaction un dimanche soir ne sont pas incompatibles.
Sans tomber dans la facilitĂ© du "Trierweiler bashing", on se demande Ă la lecture de cet article ce quâest vraiment venue faire lâancienne premiĂšre dame Ă Madagascar sinon satisfaire un besoin dâĂ©vasion. Et ce avec les bonnes grĂąces de Paris Match, surfant allĂšgrement sur la vague du moment.
ValĂ©rie Trierweiler aurait l'intention de se rendre dans le sud de la Grande Ăle pour y rĂ©aliser un reportage sur la condition des femmes malgaches. Sans doute le sujet lâinspirera-t-il davantage...
Guilhem George pour www.ipreunion.com

car elle le vaut bien hihihi allez j'arrĂȘte - reBIZZ
entre nous, le photographe ne l'a pas ratée, surtout question dents - bises
des nouvelles de Mada, c'est toujours bien - certes Guilhem George s'est un peu Ă©panchĂ©, allez on lui pardonne mĂȘme si cette dame n'en mĂ©rite vraiment pas tant
Bravo vous vous (IPR) faites le relais de la non information. Si ce que dit Mme Trierweiler vous semble dĂ©nuĂ© d'interĂȘt... ne faites pas le relais que diable!!!
Il n'y a rien d'autre de passionnant de part le monde Ă relater ici???
Je ne me serait pas portĂ© plus mal si j'avais mĂȘme ignorĂ© l'existence de cette personne et de ses activitĂ©s...
Re-centrez vous sur des sujets qui en valent la peine.
que les quelques phrases que vous transmettez ne donnent pas envie d'acheter le magazine.... comme d'ailleurs le battage mĂ©diatique autour de son livre n'a pas "dĂ©bloquĂ©" mon porte monnaie... d'ailleurs je n'ai mĂȘme pas eu la curiositĂ© de le lire mĂȘme si, sur internet c'Ă©tait gratuit..... le passage de cette personne Ă l'elysĂ©e a coutĂ© aux contribuables, lui a rapportĂ© argent et prestige, et elle continue Ă surfer sur la vague pour en accumuler davantage..... pas joli, joli...... et un peu dĂ©solant quand on pense Ă tout ça.... alors que les problĂšmes et les ennuis s'accumulent sur nos tĂȘtes, que la guerre reprend dans tous les coins du monde, et que certains meurent de faim.....
hum, ArrĂȘt sur images (et le nouvel obs) fait tres justement remarquer qu'Hollande ne dement Ă aucun moment utiliser cette expression. http://www.arretsurimages.net/breves/2014-09-10/Sans-dents-Hollande-ne-dement-pas-mais-id17909