Une décharge géante existe au coeur de l'archipel

Maldives : l'Ăźle poubelle refait parler d'elle

  • PubliĂ© le 13 octobre 2014 Ă  05:00
Maldives poubelle

Cela fait quelques annĂ©es que l'on entend parler de Thilafushi, "l'Ăźle poubelle" des Maldives. À quelques encablures des lagons et des plages de sables fins, le pays a en effet sacrifiĂ© l'une de ses Ăźles afin de stocker tous les dĂ©chets gĂ©nĂ©rĂ©s par les habitants et surtout par l'activitĂ© touristique. Une horreur environnementale de nouveau placĂ©e sous les feux des projecteurs par la surfeuse amĂ©ricaine et militante Ă©cologiste Alison Teal aprĂšs sa participation Ă  une Ă©mission de tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ© sur l'archipel. Elle y est retournĂ©e quelque temps aprĂšs pour en ramener quelques clichĂ©s Ă©difiants, nouvelle tĂąche sur la carte postale d'un pays adepte de la charia et dĂ©jĂ  pointĂ© du doigt pour le rĂ©tablissement de la peine de mort pour les mineurs.

C’est au dĂ©but des annĂ©es 1990 que l’üle de Thilafushi a Ă©tĂ© transformĂ©e en dĂ©charge par les autoritĂ©s des Maldives, dĂ©bordĂ©es par les dĂ©chets gĂ©nĂ©rĂ©s par l’afflux des touristes. Des dĂ©chets tout d’abord enfouis, mais Ă  prĂ©sent dĂ©posĂ©s Ă  mĂȘme le sol au point de donner naissance Ă  des montagnes d’ordures au coeur de l’archipel "paradisiaque" vantĂ© par les agences touristiques. Plus de 300 tonnes de dĂ©chets y sont dĂ©versĂ©s quotidiennement.

C’est cette situation qu’a dĂ©couverte Alison Teal lors de sa participation en 2013 Ă  l’émission de tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ© intitulĂ©e "Naked and Afraid", sorte de "Koh Lanta" dĂ©nudĂ©. AprĂšs l'Ă©mission, "je me suis dit que je devais revenir (...) je voulais voir ce que je pouvais faire pour un pays qui m'a aidĂ©e Ă  survivre pendant presque un mois", a-t-elle racontĂ© au HuffPost amĂ©ricain.

La jeune surfeuse a donc repris la direction des Maldives il y a quelques mois, en compagnie d’un photographe et d’un cinĂ©aste afin de tĂ©moigner d’une catastrophe Ă©cologique ignorĂ©e par les camĂ©ras de tĂ©lĂ©vision. "Quand je suis revenue, je ne savais pas Ă  quoi m'attendre", confie Alison Teal. "C'Ă©tait comme entrer dans votre maison pour constater qu'elle avait Ă©tĂ© saccagĂ©e. Vous ne pouviez pas faire un pas sans trouver une bouteille d'eau. C'Ă©tait encore bien pire que lorsque je suis venue pour la premiĂšre fois", ajoute l’AmĂ©ricaine, qui s’est ensuite lancĂ©e dans un grand nettoyage de la plage avec des bĂ©nĂ©voles locaux.

Elle a ramené  de ce sĂ©jour des photos et  quelques vidĂ©os consultables sur son site Alison’s Adventures. "J'ai choisi de mettre en Ă©vidence (l'Ăźle de Thilafushi) comme un problĂšme mondial et pas seulement propre aux Maldives", affirme Alison Teal.

Son tĂ©moignage vient en tout cas remettre au premier plan de ce problĂšme environnemental dans un des pays les plus touristiques de la planĂšte, qui avait dĂ©jĂ  fait parler de lui en mai dernier en rĂ©tablissant la peine de mort, un chĂątiment pouvant s’appliquer aux enfants dĂšs l’ñge de 7 ans. S’en Ă©taient suivis de nombreux appels au boycott de la destination, de Johnny Hallyday au fondateur de Nouvelles FrontiĂšres, Jacques Maillot.

Le ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres indiquait par ailleurs il y a peu qu'une manifestation de soutien Ă  l'État islamique avait eu lieu dans la capitale, MalĂ©, et qu'il Ă©taient possible que d'autres aient lieu dans les semaines Ă  venir.

Pour rappel, les ßles Maldives sont toujours un partenaire touristique de La Réunion dans le cadre du groupement des ßles Vanille présidé par le président du conseil régional Didier Robert.

www.ipreunion.com

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4 Commentaires
rosanna benuszak
rosanna benuszak
11 ans

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danyboy
danyboy
11 ans

Kourou, la ville spatiale et sa dĂ©charge Ă  ciel ouvert...qui a en 40 ans entiĂšrement comblĂ© une dĂ©pression de terrain dans la belle forĂȘt de Guyane : incinĂ©rateur ? Connais pas !
St Martin une de ces perles des CaraĂŻbes :
CÎté français une décharge qui se déverse sur une colline en direction de la mer en face de l'ilot Tintamarre.
CÎté ex hollandais : un lagon transformé en poubelle sur lequel s'accumule les déchets depuis des décennies; c'est maintenant une "colline" artificielle.
Il y a 60 ans, les emballage plastique n'existaient pas et les bouteilles en verre qu'on jetait alors nĂ©gligemment dans la nature ont aujourd'hui totalement disparues, elles sont retournĂ©es Ă  la nature de mĂȘme les papiers et cartons.
Les plastiques, eux restent , partout : mer, montagne, déserts, himalaya, antarctique etc.
Cette pollution à long terme est la conséquence de tous les comportements et d'abord des citoyens qui n'en font pas cas.
Des politiques qui sollicite les suffrages mais une fois en place n'engage aucun combat dans ce domaines.
Des lobbies qui eux combattent pour vendre leurs produits en laissant de cÎté les conséquences pour les temps futurs.
Un espoir toutefois : les consĂ©quences commencent Ă  ĂȘtre trĂšs sensibles sur le prĂ©sent, on peut donc espĂ©rer qu'Ă  ce stade les Ă©lus et les responsables des industries productrices prennent des initiatives pour rĂ©duire au strict indispensable l'emploi des emballages plastiques, favoriser l'emploi du verre et son recyclage et surtout supprimer les emballages non indispensables (les blisters par exmple!).
Question : l'eau en bouteille doit-elle nécessairement venir de l'extérieur à la Réunion ?
Et si la Réunion embouteillait son eau sur place dans des bouteilles en verre recyclées sur place ?
Et si on interdisait une bonne fois les sacs plastiques pour les remplacer par des sacs en papier recyclé comme aux USA ?
Allons, c'est bien de regarder ce qui se passe aux Maldives, aux Comores etc. mais il y a tant Ă  faire chez nous ...

Marie
Marie
11 ans

Monsieur Éric, oĂș est la critique dans cet article ? Il est dĂ©noncĂ© un fait....l'information n'est ce pas le rĂŽle d'un journaliste ? Nous sommes tous concernĂ©s par les problĂšmes de pollution ou atteintes aux droits de l'homme et nous rĂ©agissons, intervenons grĂące Ă  l'information. Merci IPR pour cet article !

eric
eric
11 ans

Vous ne savez que critiquer. Il vaut mieux les aider Ă  gĂ©rer leurs dĂ©chets, aider les maldives mais aussi les autres pays comme les comores, Madagascar... Pourquoi ne faites vous pas la mĂȘme chose sur La RĂ©union? A mon avis votre cĂŽtĂ© politique vous aveugle.
Chez IPR je suppose que vous triez tout, que vous valorisez tout... Il serait intéressant que les internautes aillent regarder vos propres poubelles...