C'est Jean-Hugues Ratenon qui, le premier, s'est alarmé du retour du projet d'un péage à l'entrée Ouest de la Nouvelle route du littoral. Un projet qui revient par le biais de Gilbert Annette, maire de Saint-Denis, qui a lancé un avis d'appel public à la concurrence sur une étude de faisabilité d'un péage. Ce dernier a tenu à s'expliquer ce mercredi 14 octobre 2015.
Le candidat "des pauvres" aux Régionales 2015, on le sait, est contre un péage à l’entrée Ouest de la Nouvelle route du littoral. Un projet qu’il juge de "véritable scandale", qui n’est autre "qu’une prise d’otage des Réunionnais" et qui révèle, sans ambigüité, "la complicité entre la mairie de Saint-Denis et la Région", lâche-t-il, d’un ton exacerbé.
De son côté, Gilbert Annette se défend. Oui, il a demandé des études de faisabilité, "pour connaître le fonctionnement – les conditions d’aménagements, techniques et juridiques – d’un péage", lors d’un comité de pilotage en présence de la préfecture, de la Région et de la CINOR. Mais, il reste "défavorable au péage comme tous les Réunionnais".
La question est donc : pourquoi avoir engagé des études, à hauteur de 3 millions d’euros et qui prendront au minimum 18 mois, pour ne rien faire après ? Pour Jean-Hugues Ratenon, la réponse est claire : "faisabilité veut dire que l’on veut faire". Pour Gilbert Annette, c’est plus complexe, plus ambigü. Il s’agit "d’agiter, de provoquer", de dire à la Région et à l’État, "les décideurs", qu’ils ont fait une erreur, "c’est une façon d’exercer la pression et de relancer le débat", explique-t-il.
Pour rappel, lors de sa visite à La Réunion en juin dernier, Manuel Valls avait annoncé une participation de l'Etat "au premier crédit d'étude nécessaire." "On ne peut pas investir plus d'un milliard d'euros et ne pas se donner la peine d'anticiper les blocages qui résulteront de l'arrivée de milliers d'automobilistes dans une zone urbaine très dense et déjà bien embouteillée", avait déclaré le Premier ministre.
"Un débat sur la question de la nouvelle entrée Ouest de la Nouvelle route du littoral, projet estimé à 485 millions d’euros, mais pour lequel il manque encore 100 millions" avoue le maire de Saint-Denis. S’agit-il ici d’étudier toutes les possibilités de financement, même celle d’un péage ? D’autant que le financement promis par le chef du gouvernement tarde à venir et que la question ne date pas d’hier ; déjà en 2014 la municipalité de Saint-Denis en avait émis l’idée.
Une situation confuse, qui ressuscite la possibilité d’un péage, alors que les deux hommes, que l’on dit de positions contraires, seraient pourtant d’accord sur le sujet de la NEO : pas de péage et un réaménagement des routes. Tous les deux consentent à dire qu’il faut continuer la quatre voix, de la Nouvelle route du littoral au boulevard Sud pour l’un, et de la Nouvelle route du littoral à l’ancienne gare routière de Saint-Denis, pour l’autre.
Mais alors, pourquoi relancer le sujet à deux mois des élections Régionales ? Sur ce sujet aussi, Gilbert Annette se défend d’avoir choisi son timing, "le contexte n’a rien à voir, il n’y a pas de lien avec les élections", assure-t-il, sans omettre qu’il aimerait avoir une "réponse le plus rapidement possible". Pour Jean-Hugues Ratenon, pour qui rappelons-le, la complicité entre Gilbert Annette et Didier Robert ne fait aucun doute, le message est simple : "pour tous ceux qu’ils ne veulent pas du péage, il faudra choisir le bulletin Ratenon".
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Avec Jean-Hugues Ratenon une mouche qui péte, il porte plainte, il faudrait qui'l apprend à lire les fins de phrase