Près de deux ans après sa prise de fonction à La Réunion, la directrice départementale de la sécurité publique, Pierrette Gunther-Saës, devrait quitter l'île dans les prochaines semaines pour une nouvelle affectation. Un départ sur fond de malaise croissant au sein de la police réunionnaise.
"À chaque nouvelle prise de fonction, c’est un nouveau coup de coeur, et dans le très beau département de la Réunion, c’est un coup de coeur encore plus gros", avait déclaré Pierrette Gunther-Saës le 8 juin 2012, quelques jours après son arrivée sur l’île.
Deux ans plus tard, on ne sait si c’est le coeur gros ou plutôt léger que la directrice départementale de la sécurité publique va s’envoler pour une autre destination, dans quelques semaines. Son séjour réunionnais se sera en effet avéré plutôt mouvementé, comme l’impose souvent la fonction.
Pierrette Gunther-Saes aura notamment dû faire face à plusieurs situations de violences urbaines, comme les émeutes de février 2013 ayant frappé la ville du Port pendant quelques nuits suite à un mouvement de colère de chômeurs réclamant des contrats. Des renforts venus de métropole avaient été nécessaires.
Des affrontements entre jeunes manifestants et forces de l’ordre ont a nouveau émaillé le Port et le quartier dionysien du Chaudron en février 2014, dans la foulée des mouvements de collégiens et de lycéens contre la chaleur. C’est dans ce cadre qu’a éclaté "l’affaire de la BAC du Port", dans laquelle un adolescent de 16 ans a perdu un œil et quatre fonctionnaires été mis en examen.
Cette affaire s’avérera symptomatique des maux récurrents de la police réunionnaise, mettant en exergue les soucis d’effectif et de coordination des services. L’occasion également pour les syndicats de monter au créneau pour pointer ces défaillances, mais aussi déplorer le manque de soutien de leur hiérarchie, où figure en première place la directrice de la sécurité publique.
Fait rarissime, quelques semaines plus tôt, le 22 janvier 2014, une cinquantaine de policiers s’étaient rassemblés devant le commissariat Malartic de Saint-Denis afin de protester contre le nouveau code de déontologie et le port du matricule, mais aussi pour dénoncer "le manque de moyens humains et matériels", "la politique du chiffre" et "la pression hiérarchique".
Autant de problèmes auxquels devra se frotter dans quelques semaines le (ou la) successeur de Pierrette Gunther-Saës.
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pourquoi la faire partir ??
Je n'ai pas le souvenir que cette dame était en poste sur mon île , directrice départementale de la sécurité publique, Pierrette Gunther-Saës !
Une inconnue de plus de passage ?