Ce n'est pas une nouvelle : prÚs de 340 000 Réunionnais vivent avec moins de 935 euros par mois, 42 % de la population est en situation de pauvreté, le taux de chÎmage tourne toujours autour des 30 % et dépasse les 50 % chez les 15-24 ans. Autant de personnes qui n'ont pas voix au chapitre, exclues de fait du débat public.
Ah oui ! Les Ă©lus se rappellent Ă leur bon souvenir Ă lâaube de chaque Ă©lection, promettant Ă tour de bras emplois, contrats et autres prĂ©mices dâune vie meilleure. Mais une fois retombĂ©es les promesses en lâair, câest le retour aux portes closes et au monde du silence.
Ils sont pourtant quelques-uns Ă sâĂȘtre emparĂ©s de la cause des plus dĂ©munis Ă La RĂ©union. SpĂ©cialistes de lâindignation, ils enchaĂźnent les confĂ©rences de presse et inondent les rĂ©dactions de leur colĂšre Ă longueur de communiquĂ©s. Autant de dĂ©fenseurs de la veuve, de lâorphelin et de toute cause passant sous leur fenĂȘtre, mais dont le discours peine Ă gagner les couches de la population dont ils se font les hĂ©rauts.
Sans mettre en cause leur sincĂ©ritĂ©, sans renier leur "activisme", force est de constater que ces professionnels de la protestation ne reprĂ©sentent pas beaucoup plus quâeux-mĂȘmes et quelques-uns de leurs amis. Ils pourraient mĂȘme trĂšs bien rester plantĂ©s sur leur colline Ă prĂȘcher dans le dĂ©sert sans ces micros et camĂ©ras tendus Ă leur moindre prise de parole.
Car les mĂ©dias participent largement de ce jeu oĂč tout le monde gagne, sauf les principaux intĂ©ressĂ©s. Les uns y trouvent une tribune dĂ©vouĂ©e et les autres quelques "bons clients" Ă lâinvective facile. Mais surtout, le pouvoir peut dormir sur ses deux oreilles tant que les pauvres sont bien gardĂ©s. La dĂ©mocratie fonctionne, puisque les porte-parole autoproclamĂ©s de la misĂšre bĂ©nĂ©ficient dâune large part dâantenne. CQFD. Ces prĂ©sidents dâassociations et autres collectifs sont ainsi devenus au bout du compte la caution du systĂšme quâils dĂ©noncent Ă corps et Ă cris.
Leurs appels Ă la "manifestation", Ă la "mobilisation" nâen ont que moins de crĂ©dit et demeurent dâailleurs Ă chaque fois lettre morte. Ils se rĂȘvent leaders dâopinion guidant le peuple mais ne sont finalement que les acteurs involontaires dâune mauvaise comĂ©die. Et quand la vraie colĂšre se fait sentir, quand la soupape finit par sauter, quand les chĂŽmeurs viennent demander des comptes aux portes des mairies, la population se passe gĂ©nĂ©ralement de ces porte-voix de papier.
Guilhem George pour www.ipreunion.com

Coup de colĂšre d'un "Porte voix" !
La presse en ligne va-t- elle aussi, tomber dans le journalisme des égouts en confondant information et communication ?
En devenant un faire valoir des boutiquiers de service ou des politiciens sans scrupule ?
UN ARTICLE COMME CELUI-CI n'est-il pas tendancieux et nuisible Ă la cause des sans voix ?
Dans quel but les informations communiquées par certains "porte-voix ne sont-ils ps diffusés dans vos colonnes contrairement à cet articles qui met en cause les "porte-voix" dans leur généralité ?
Le signataire de ce texte et la rédaction d'Imaz Press sont coupables d'oublis sélectifs, pour ne pas dire de tromperie...
L'histoire jugera les médias qui se rendent complices des marchands de tapis et des incrédules qui sont leurs bons clients.
L'histoire jugera également, les journalistes qui se rendent coupables de la perte de crédibilité des femmes et des hommes engagés, aux cÎtés des plus pauvres, des chÎmeurs, bref, des "sans voix " !
TÎt ou tard, La Réunion se libérera de ses oppresseurs...
Bravo aux Associations de "sans voix ", bravo aux porte-voix en cause,
Certains médias ont-ils décidé d'innover dans leurs choix rédactionnels , en donnant la part belle à la communication plutÎt qu'à l'information ?
C'est ce que laisse penser la publication de l'article signé de " Guilhem George pour www.ipreunion.com !( Journaliste de service)
Il n'est pas excessif, de parler du degré zéro du journalisme, le concernant, peuvent répondre les porte-voix en cause dans son article !
Voilà , c'est dit : "La réponse du berger à la bergÚre " !
Sans rancune ?
et oui, mais c'est quand il y a des emeutes incontrÎlables qu'on est bien content d'avoir des représentants pour negocier. Ca s'appelle "les corps intermediaires" . Ya qu'a voir en Libye ce que ca donne quand il n'y en a pas.