L'économie sociale et solidaire (ESS) fait tranquillement son bonhomme de chemin en France, et particulièrement à La Réunion. Afin de mettre en avant ce nouveau mode économique, vu par certains experts comme le modèle de demain, diverses animations, conférences, table-ronde, rencontres et journées portes ouvertes seront mis en place, tout au long du mois de novembre 2015 dans plusieurs entreprises et communes de l'île.
Malgré un secteur en expansion, l’ESS reste encore méconnue. Voilà donc tout l’intérêt du mois de l’ESS qui prend forme en novembre. Une campagne événementielle d’envergure qui existe depuis sept ans au niveau national, et depuis 2014 à La Réunion.
Cette campagne soutient des événements variés : conférences, ateliers, spectacles, colloques, manifestations de sensibilisation, etc.  Pour cette édition 2015, vingt-cinq événements sont déjà prévus par les entreprises de l’ESS elles-mêmes, leurs réseaux ou leurs soutiens. Ces actions ont pour objectif de valoriser et faire connaître les structures, souligner l’étendue et les spécificités de leur champ d’action et montrer les dynamiques collectives dans lesquelles s’inscrivent les acteurs.
"L’économie sociale et solidaire a ce petit quelque chose de particulier" explique Martine Pinville, secrétaire d’état chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie Sociale et Solidaire, bien sûr.
Mais le tout un chacun ne sait pas forcément ce qui se cache derrière ce terme alambiqué. Une loi du 31 juillet 2014, qui définit les actions des différents partenaires en jeux, mutuelles, associations, entreprises sociales, fondations et associations, comme faisant partie intégrante de l’économie en France. Cette loi a eu pour but de reconnaître l’ESS comme un mode d’entreprise spécifique, consolider son réseau, sa gouvernance et ses outils, redonner du pouvoir d’agir aux salariés, provoquer un choc coopératif et renforcer les politiques de développement durable.
En d’autres termes, l’économie sociale et solidaire fait partie de la vie de tous les jours, et beaucoup de personnes, à La Réunion comme en Métropole s’y emploient sans le savoir. Lorsque on fait appel à une mutuelle santé par exemple, ou qu’on consomme des produits issus du commerce équitable, utilise des titres restaurants, ou encore fait appel à des services de nettoyage et d’entretien, etc.
A La Réunion, l’ESS englobe 22 500 emplois, avec plus de 2 000 établissements pour 580 millions d’euros de rémunérations. Pour Théodore Hoarau, président de la Cress, organisme qui gère l’ESS sur l’île, "l’ESS c’est l’entreprise, mais c’est aussi et avant tout un mouvement, un projet social porté par des militants", affirme-t-il.
Cette économie, existante depuis quelques années à la définition nouvelle, "ne peut-être réduite à une recette, un remède miracle au chevet d’un système qui montre ses insuffisances et ses limites dans une situation de crise mondiale", explique Théodore Hoarau, mais elle peut être vue comme le modèle de demain, "en plaçant l’homme, le collectif et le territoire au cœur des projets. C’est une économie qui parle de plus en plus aux citoyens qui cherchent à donner du sens à l’activité économique", dit-il, confiant.
Plus d'informations sur le site http://www.cress-reunion.com
www.ipreunion.com
Â
