Le parti politique lancé par Jean-Luc Mélenchon en 2009 ne montera pas une liste à La Réunion pour les prochaines élections régionales. L'idée d'une "union de la gauche non socialiste et anti-austérité" a fait long feu, a rappelé ce jeudi 17 septembre 2015 la formation politique.
Difficile de se faire une place dans le théùtre politique rĂ©unionnais⊠Proche du parti Pour La RĂ©union (PLR), avec lequel il a planchĂ© sur un programme commun, le Parti de gauche se retrouve "isolĂ© d'une maniĂšre Ă©lectorale", confesse Perceval Gaillard (Ă droite sur la photo), aprĂšs la constitution de la liste d'Huguette Bello oĂč figure Gilbert Annette, "premier des socialistes". "C'est un choix que nous respectons. En aucun cas, nous ne nous sentons trahis car les choses ont Ă©tĂ© dites dĂšs le dĂ©but, les nĂ©gociations se sont faites en totale transparence", assure le porte-parole du Parti de gauche. Le Parti communiste rĂ©unionnais (PCR) aurait Ă©galement pu ĂȘtre un alliĂ© de circonstance ("naturel" diraient les plus optimistes) mais Patrick Lebreton et son "ProgrĂšs" sont passĂ©s par lĂ .
"On a travaillĂ© avec le PLR sur le programme de fond, appuie Perceval Gaillard. Notre ligne rouge, que comprennent tous nos militants, nos sympathisants, nos Ă©lecteurs, est qu'on ne peut pas participer Ă une liste dont le Parti socialiste fait partie, vu que ce dernier fait une politique libĂ©rale, une politique de droite. On peut dire que c'est une occasion manquĂ©e de construire une union de la gauche non socialiste, anti-austĂ©ritĂ©. Maintenant, on continue de travailler sur le terrain auprĂšs des collectifs, des syndicats et des travailleurs en grĂšve pour construire un rapport de force et peut-ĂȘtre faire Ă©merger une gauche radicale Ă©mancipĂ©e du Parti socialiste."
Sans prendre part Ă la bataille des RĂ©gionales, et sans donner aucune consigne de vote, le Parti de gauche rĂ©affirme tout de mĂȘme ses prises de position sur la Nouvelle route du littoral. "Nous y sommes opposĂ©s depuis le dĂ©but. Lorsqu'on nous parle des embouteillages et du problĂšme de sĂ©curisation, ce sont des arguments marketing pour promouvoir des dĂ©penses faites pour Vinci et pour Bouygues", argue Perceval Gaillard.
Sur le thÚme de l'éducation, les finances engagées sur la NRL "ponctionnent tellement le budget de la Région que plus rien n'est possible en terme de création d'établissement scolaire depuis cinq ans", évoque Pascal Basse, lui aussi porte-parole du Parti de gauche. Apportant son soutien au mouvement des enseignants contre la réforme du collÚge, ce dernier pointe du doigt les lycées saturés avec des classes en sureffectif (36 voire 37 élÚves quand le maximum a été fixé à 35). "La Région a fait un choix et nous contestons vivement ce choix."
Enfin, concernant l'ancien membre du Parti de gauche Jean-Paul Panechou, engagĂ© sur la liste de Jean-Hugues Ratenon et se rĂ©clamant du "Front de gauche 974", Denise Delavanne tient Ă prĂ©ciser qu'il "ne reprĂ©sente que lui-mĂȘme". "Il propage des idĂ©es qui ne sont pas les nĂŽtres, il n'a aucune lĂ©gitimitĂ© pour parler au nom du Front de gauche. C'est de la rĂ©cupĂ©ration", condamne la co-secrĂ©taire dĂ©partementale. "Il propose de supprimer l'octroi de mer et promet le plein emploi. C'est populiste et dĂ©magogique au possible", fustigent ses deux acolytes. Jean-Hugues Ratenon et ses propositions ne trouvent pas plus grĂące Ă leurs yeux : "On est en dĂ©saccord sur tout !" S'il fallait le redire : d'ici dĂ©cembre, le Parti de gauche ne se rangera derriĂšre aucun candidat et restera spectateur.
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La vĂ©ritĂ© fini par tomber! A gauche la dissension et les intĂ©rĂȘts personnels de chacun des candidats! En plus de l'arrogance.
A Droite, une Union, une force nouvelle, des Réunionnais, pour leur pays!
"tous nos militants, nos sympathisants, nos électeurs" ! si ce n'est qu'une dizaine de personnes c'est pas grave s'ils sont tristes.....
Cette sage et honnĂȘte dĂ©cision est toute Ă l'honneur du Parti de Gauche. VoilĂ au moins des femmes et des hommes poltiques qui restent fidĂšles Ă leurs convictions et qui respectent leurs sympathisants et leurs Ă©lecteurs.
Quant à ceux qui préfÚrent aller à la soupe et s'allier avec des militants qui soutiennent la politique de droite ultra-libérale du gouvernement, ils seront jugés par l'Histoire et leurs électeurs. Attention cependant à ne pas laisser le champ libre aux partis radistes et xénophobes.
Bonjour, petite coquille au début du second paragraphe:
Difficile DE se faire, au lieu de difficile ne se faire.
Bonne journée (La correction a été faite, merci de votre vigilance - webmaster ipreunion.com)