Le vendredi 28 août 2026, le tribunal correctionnel de Saint-Denis a condamné un homme de 88 ans à un an de prison avec sursis simple pour l'agression sexuelle de son arrière-petite-fille. Interpellé par deux associations de défense des enfants, le parquet général de La Réunion a indiqué qu'aucun appel ne sera formé. L'état de santé actuel du mis en cause n'étant "pas compatible avec une incarcération" (Photo d'illustration : www.imazpress.com)
Dans sa réponse à l'association EPAA et au collectif Stop Vif, la procureure générale de Saint-Denis de La Réunion, Fabienne Atzori justifié le refus d'un appel par l'état de santé de l'homme de 88 ans.
"Son état de santé actuel, extrêmement déficient, excluait la possibilité d'une incarcération ou d'un suivi. Enfin, son état n'a pas été considéré comme dangereux et son état physique, déjà en 2024, n'était pas estimé compatible avec une incarcération", écrit la procureure générale.
L'association EPAA (Écoute-moi, Protège-moi, Aide-moi, Aime-moi) et le collectif Stop Vif avaient saisi le parquet général face "aux antécédents judiciaires qui nous interrogent profondément sur la réponse pénale apportée".
- Le parquet général ne remet pas en cause les faits d'agression sexuelle sur mineure -
La procureure générale exclut un appel, "même si la gravité des faits, par leur nature même, n'est pas en question", écrit-elle aux associations.
La magistrate affirme ensuite :"la détermination de tous mes collègues et la mienne pour apporter des réponses fortes aux crimes et délits constitutifs de violences intrafamiliales. Ces réponses, qui passent très souvent par des réquisitions aux fins d'incarcération ou d'emprisonnement ferme, doivent être applicables et ne pas se heurter aux obstacles juridiques et / ou humains de nature à en diminuer l'efficience".
- L'agresseur de 88 ans condamné à du sursis simple -
L'arrière-grand-père agresseur de 88 ans, reste condamné à 12 mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits d'agression sexuelle sur mineur, en l'occurrence, son arrière-petite-fille.
Des faits qui remontent à 2018, mais n'ont été dénoncés qu’en 2022 par une jeune adolescente.
L'homme aurait partiellement reconnu les faits en garde à vue.
En 1999, cet homme avait déjà été condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis, pour des agressions sexuelles commises sur ses petits-enfants.
Au 22 juillet 2026, à La Réunion, sur 1.392 affaires "en stock", selon le qualificatif du ministère de la Justice, 1.050 procédures - en cours dans les deux parquets de La Réunion et celui de Mayotte -, avaient été réexaminées, ont indiqué les autorités judiciaires.
En cas d'urgence, le seul numéro à composer est celui de Police Secours.
Le 119 pour les enfants en danger
Le 112, numéro d'urgence européen
Le 114 pour les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques, dysphasiques
Vous pouvez signaler des faits de violences, directement auprès du commissariat ou de la gendarmerie la plus proche sur le www.servicepublic.fr/cmi Anonyme et gratuit, ce tchat est accessible 24h/24 et 7j/7 pour échanger avec des policiers ou des gendarmes spécialement formés aux violences sexistes et sexuelles.
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