Ce lundi 5 octobre 2026, selon nos informations, le parquet de Saint-Pierre a décidé d'ouvrir une enquête après l'interpellation d'un adolescent devant le lycée Roland Garros au Tampon, en marge de la mobilisation lycéenne. Sur des images, le jeune homme est plaqué au sol, face contre terre et maintenu par plusieurs policiers. Une scène dénoncée dans un communiqué de l'Union des femmes réunionnaises (UFR) (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Dans les images, "alors qu’il ne se débattait pas et était déjà plaqué au sol par un agent, on peut observer un autre agent peser de tout son poids avec son genou sur le cou de l’adolescent, avant de lui appuyer la tête au sol", précise l'UFR.
- La proportionnalité de l’intervention questionne l'UFR -
"Cette scène interroge gravement sur la proportionnalité de l’intervention et sur la place donnée à la violence dans la réponse apportée à notre jeunesse", indique le communiqué.
"Devant un lycée, l’autorité de la République doit protéger, encadrer et dialoguer. Elle ne peut se traduire par l’humiliation et la brutalité."
L’UFR exige des explications immédiates des autorités et du Rectorat, ainsi que l’ouverture d’une enquête administrative pour établir les circonstances exactes de cette intervention.
Une enquête a donc été ouverte par le parquet de Saint-Pierre pour faire toute la lumière sur cette affaire.
- 18 personnes interpellées, dont trois majeurs en marge de la mobilisation lycéenne -
Au total, dix-huit personnes ont été interpellées, dont trois majeurs ce lundi 5 octobre 2026. Les forces de l’ordre ont également fait usage de gaz lacrymogène lors de plusieurs interventions.
Sept membres des forces de l’ordre ont été blessés, dont deux gendarmes, quatre policiers nationaux et un policier municipal.
La préfecture dénonce des "incidents et des violences en marge de certains rassemblements". Elle précise : "des individus ont notamment profité de ces rassemblements pour commettre des dégradations et d’autres infractions".
À Saint-Benoît, une cinquantaine de lycéens se sont rassemblés devant le lycée Patu de Rosemont. Une tentative d’intrusion dans l’établissement a été empêchée. Des dégradations et des tentatives d’incendie ont également été constatées. Face à cette situation, la municipalité envisage de déposer plainte et de se constituer partie civile "afin que toute la lumière soit faite sur les faits et que leurs auteurs répondent pleinement de leurs actes devant la justice".
La municipalité entend demander réparation pour les dommages causés aux équipements et aux services publics.
À Saint-André, la situation s’est principalement concentrée au niveau de la gare routière, où environ 200 jeunes, majoritairement cagoulés, se sont regroupés entre les lycées Jean Perrin et Sarda Garriga. Des bus ont été caillassés, des poubelles incendiées et des projectiles ont été lancés en direction des forces de l’ordre. Cinq interpellations ont été effectuées.
À Saint-Denis, quatre interpellations ont été réalisées pour jets de poubelles, outrage à agent et rébellion.
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