L'éruption au Piton de la Fournaise se poursuit vendredi 13 mars 2026. La lave a traversé la RN2 vers 8h10. C'est la 7ème fois que cela que cela se produit depuis 1977. C'était en 2007 au niveau du Tremblet (Saint-Philippe). Imaz Press vous propose de revivre en images ces passages historiques des coulées de lave sur la RN2. Rétrospective... (Photo Photo Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Le Piton de la Fournaise est l’attraction incontournable de La Réunion, surtout depuis qu'il est entré en éruption le vendredi 13 février 2026, soit il y a presque un mois.
- 1977 : la lave s'arrête aux portes de "Notre Dame des Laves" -

Cette éruption restera longtemps gravée dans la mémoire des Réunionnais. Elle est la première à sortir de l’enclos depuis plus de deux siècles.
Tout commence le 24 mars, la lave jaillit pendant quelques heures suite à l’ouverture d’une fissure sur le flanc sud du Dolomieu.
Début avril, les habitants de Bois Blanc sont évacués mais la lave n’atteint pas le village. Le 9 avril, ouverture d’une nouvelle fissure au-dessus du village de Piton Sainte-Rose.
Le 13 avril 1977, en pleine semaine sainte, l'éruption du Piton de la Fournaise menace l'église de Piton Sainte Rose. Si la lave détruit plus de 30 habitations, la coulée de lave entoure l'église de Notre Dame à jusqu'à entrer sur trois mètres dans la nef. Le bâtiment n'a pas été entièrement détruit.
Aujourd'hui encore on peut admirer le bras de lave qui s'est arrêté devant l'église aujourd'hui appelée Notre Dame des Laves.
C'est à la suite de cette éruption qu'est créé l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) en 1979.
Lire aussi : 1977: La lave s'arrête aux portes de l'église de Piton Sainte-Rose
- 1986 : la coulée de lave se divise en deux bras, le second atteint l'océan -
La particularité de cette éruption est qu’elle se déroule dans et en dehors de l’enclos Fouqué du 20 au 29 mars 1986.
Le 20 mars 1986, une fissure de 700 mètres de long s'ouvre en dehors de l’enclos. La coulée se divise alors en deux bras qui passent au nord et au sud du Piton Takamaka.
Le premier bras coupe la route nationale et s'immobilise à 200 mètres de la mer. Le second traverse la route sur 150 mètres le même jour et atteint l’océan, en formant des cascades qui se déversent sur les fonds marins en se jetant des falaises.
Huit habitations sont détruites et la pointe de la Table se retrouve agrandie de plusieurs hectares.
- 2002 : la route coupée à plusieurs endroits par la lave -

Le 5 janvier 2002, une nouvelle éruption volcanique démarre et menace le village de Bois Blanc. Les habitants trouvent alors refuge chez des proches ou dans l'un des centres d'hébergements ouverts par la commune de Sainte-Rose. Cette année-là, la route nationale est coupée à plusieurs endroits par la lave.
L'une des coulées se jette dans la mer au niveau du lieu dit la Vierge au Parasol sur la commune de Sainte-Rose.
Le Piton de la Fournaise s'est brusquement calmé mercredi vers 17 heures. La coulée qui se jetait dans la mer depuis le lundi 14 janvier au niveau du lieu dit la Vierge au Parasol (Sainte-Rose) a arrêté sa progression faute d'alimentation. Le trémor et la sismicité se sont arrêtés en moins de 10 minutes alors qu'ils étaient très actifs une heure auparavant.
Aucune reprise d'activité n'ayant été enregistrée au Piton de la Fournaise, le plan ORSEC déployé dans la région de Bois Blanc a été désactivé par la préfecture de La Réunion le jeudi 17 janvier 2002 à 16 heures.
- 2004 : un cône éruptif se forme au bord de la mer -

Le 13 août 2004, le volcan entre en éruption.
La coulée s’étend rapidement avant de traverser la RN2 le 22 août par quatre endroits.
Dans la nuit du 24 au 25 août, une coulée de lave plonge dans l’océan au pied du Grand-Brûlé entre Sainte-Rose et Saint-Philippe.
Le 31 août, un cône éruptif actif apparaît au bout de la première coulée déversée dans la mer. Selon les volcanologues, la naissance du cône s'explique soit par une surpression du magma qui au contact de l'eau sous la plateforme aurait formé le cratère, soit par la formation d'une fissure ouverte sous la falaise et donc en dessous du niveau de la mer à environ 200 mètres du cône.
Puis, soudainement, le 9 septembre, l’éruption se termine. Lorsque l'éruption se termine, elle laisse La Réunion avec neuf hectares en plus.
- 2005 : la route coupée au bout de huit jours d'éruption -

Le 25 février 2005 vers 19 heures, une coulée de lave très liquide traversait la Route Nationale 2 reliant l'Est au Sud. Elle s'est ensuite jetée dans l'océan. A l'époque, Aline Peltier était en thèse à l'OVPF. D’astreinte, "j’avais dû partir plus tôt et je n’avais pas vu la lave traverser la route !," rit-elle.
Un second mur de lave haut de cinq mètre s’avançait ensuite vers La Vierge au Parasol, un haut lieu religieux régulièrement fréquenté par des milliers de catholiques. Vers minuit, pour empêcher qu'elle soit emportée par les laves, les gendarmes aidés par des volcanologues et des journalistes ont retiré la statue de son socle et tous les ex-voto déposés par les fidèles.
Le feu liquide a rejoint l'eau à 23 heures 52.
- 2007 : en quelques jours à peine, la lave atteint l'océan -

Le Piton de la Fournaise crache sa lave une fois de plus le 2 avril 2007.
Avec une durée de 29 jours, cette éruption entre dans l’histoire éruptive du volcan. Elle se démarque par son intensité exceptionnelle dès les premiers jours. La lave progresse très vite et se sépare en deux bras, direction la RN2 et le soir même, le bras sud de la coulée atteint l’océan.
Le village du Tremblet, lui, est évacué.
Selon les relevés de l’OVPF, le plateau du Dolomieu s’est écroulé au total sur une profondeur de 300 mètres et un diamètre de 700 mètres.
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