Un jour viendra la lutte sans compromis contre toutes les inégalités, toutes les injustices

  • Publié le 1 mai 2026 à 06:11
révolution

Un jour viendra la lutte. Nous serons unis. Nombreux. Solidaires. Pacifistes mais présents. Un jour viendra la lutte sans compromis, contre la vie chère, les monopoles, l’immobilisme, la misère, l’illettrisme. Un jour viendra sans compromis la lutte contre les violences faites aux enfants, aux femmes, aux plus faibles. Un jour viendra la lutte sans compromis contre le racisme, la xénophobie. Un jour viendra où nous nous éveillerons. Vraiment. Massivement. Solidairement. Ce jour est déjà là, depuis longtemps, pour celles et ceux qui luttent sans relâche contre toutes les inégalités, toutes les injustices. À leur manière, à leur échelle. Il ne tient qu'à nous de les rejoindre. Le jour de la lutte sans compromis est à portée de main, à notre portée, à condition de le vouloir. Ce 1er mai, symbole de toutes les luttes contre toutes les oppressions, est un bon jour pour y réfléchir. (Photo Richard Bouhet / www.imazpress.com)

Ce jour est déjà là, depuis longtemps, pour celles et ceux qui luttent sans relâche contre toutes les inégalités, toutes les injustices. À leur manière, à leur échelle. Il ne tient qu'à nous de les rejoindre.

Le jour de la lutte sans compromis est à portée de main, à notre portée, à condition de le vouloir. Ce 1er mai, symbole de toutes les luttes contre toutes les oppressions, est un bon jour pour y réfléchir.

Car aujourd’hui, notre servitude est presque volontaire, notre soumission inconsciente est complète. Écrasés sous le poids de nos difficultés, impossible de se battre pour autre chose qu’une survie au jour le jour. D’un paiement à l’autre, d’un imprévu à l’autre.

Toutes ces choses qui nous pèsent, ont aussi été le fardeau de nos parents. De cette transmission, il y a ce que nous souffrons et ce que nous réparerons collectivement.

Réparer nos gestions financières.
Réparer nos relations familiales.
Réparer notre relation aux addictions.
Réparer notre culture historique de la mémoire de notre île.

Avertir nos enfants qu’il existe d’autres façons de faire, que vivre à découvert n’est pas une fatalité par exemple.

Qu’il faut se battre pour faire valoir ses droits. Que nous avons notre place partout où nous posons les pieds. Qu’il n’y a pas à La Réunion de lieux trop prestigieux, ou trop hors de portée, pour un enfant réunionnais.

- Kan nou va lévé, la tér sa tranblé - 

Dans les cortèges, le nombre de manifestants s’effondre d’année en année, les 1er mai dans les rues, il n’y a quasiment plus personne à La Réunion, les meneurs syndicaux prennent de l’âge et restent mobilisés mais peinent à rassembler.

Pourtant, la souffrance s’accroît, grandit, gonfle jusqu’à nous prendre à la gorge et nous étouffer.

Alors que cette main invisible nous étrangle : nous ne bougeons plus. Semble-t-il, assommés par le poids de nos réalités, de nos santés fragiles, de nos ainés dépendants, de nos rôles de proches aidants, de nos mobilisations quotidiennes pour juste, survivre.

Sur notre île, pour faire tenir nos foyers, la lutte est quotidienne.

Un jour, viendra l'heure d'un rassemblement qui fera raisonner tous nos combats. Pa zordi, pa domin, kan nou va lévé, la tér sa tranblé.

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