Syndicats - Accord COSPAR/MEDEF

"50 euros pour les communaux non titulaires"

  • Publié le 17 septembre 2009 à 02:30

Les syndicats de la fonction publique demandent que les collectivités locales en général et les mairies en particulier augmentent de 50 euros les salaires des agents non titulaires entrant dans le cadre de l'accord COSPAR/MEDEF. Les maires, toutes tendances politiques confondues, affirment ne pas avoir les moyens financiers d'appliquer cette augmentation. Dans la conférence de presse qu'ils ont tenue ce mercredi 16 septembre 2009, les syndicats ne retiennent pas l'argument et demandent l'ouverture de négociations.

Signé le 25 mai 2009, l'accord entre le COSPAR, collectif contre la vie chère, et le MEDEF, syndicat patronal, prévoit des augmentations nettes d'environ 47 euros pour les salaires inférieurs à 1,4 SMIC, 57 euros pour les salaires compris entre 1,4 et 2 SMIC et 51 euros les salaires compris entre 2 SMIC et le plafond de la sécurité sociale (soit 2,16 SMIC).

Dès la signature de cet accord, 23 des 24 maires avaient affirmé qu'ils n'avaient aucun moyen de financer ces augmentations. Seul le communiste Claude Hoarau, alors maire de Saint-Louis (il a été invalidé depuis), avait annoncé qu'il augmenterait les appointements des agents communaux concernés. Quelques semaines plus tard, il est revenu sur sa position s'alignant sur celle des autres maires.

L'intersyndicale de la fonction publique refuse de s'en tenir à l'explication économique donnée par les édiles communaux. Elle va adresser une demande d'audience à tous les maires pour leur demander l'ouverture de négociations. L'intégration des agents communaux non titulaires et des personnels en contrats aidés fera aussi partie des discussions, annoncent les syndicats.

Rappelons que l'accord COSPAR/MEDEF étendu à toutes les entreprises réunionnaises, depuis le vendredi 7 août 2009 vient en complément du RSTA (revenu supplémentaire temporaire d'activité) alloué par l'État. Cette allocation d'un montant de 100 euros par mois est versée aux salariés à temps plein du secteur privé et aux personnels non titulaires des collectivités locales dont le salaire mensuel ne dépasse pas 1,4 SMIC (soit actuellement 1 849,46 euros brut et environ 1 450 net). Pour les salariés à temps partiel, également éligibles, le montant de l'aide est proratisé.

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