Grùve de l'Éducation nationale

Camping devant le rectorat

  • PubliĂ© le 1 juin 2003 Ă  00:00
Lundi 2 juin 2003
Les grĂ©vistes de l'Éducation nationale ont organisĂ© des piquets de grĂšve devant le rectorat tout au long du week-end

En grĂšve depuis deux mois, les personnels de l'Éducation nationale n'ont pas relĂąchĂ© la pression durant le week-end. En effet samedi 31 mai et dimanche 1er juin 2003, des dizaines de grĂ©vistes se sont relayĂ©s devant le rectorat. Reste Ă  savoir combien de temps ce "camping" sera tolĂ©rĂ©e

"Nous avons pris toutes les mesures nĂ©cessaires pour que les examens aient lieu dans de bonnes conditions sans qu'il soit utile d'avoir recours Ă  la force et Ă  la coercition" disait vendredi, le recteur Christian Duverger. Ses propos semblaient rĂ©pondre aux dĂ©clarations tenues la veille par Luc Ferry. Assistant au congrĂšs de la PEEP (fĂ©dĂ©ration de parents d'Ă©lĂšves) en mĂ©tropole, le ministre de l'Éducation avait affirmĂ© qu'il serait fait appel aux forces de l'ordre en cas de perturbation des examens et il avait ajoutĂ© que La RĂ©union se trouvait "en Ă©tat quasi insurrectionnel". Les grĂ©vistes n'avaient pas du tout apprĂ©ciĂ©s et avaient promis de durcir leur mouvement.
DĂšs le lendemain, vendredi donc, plusieurs centaines de personnes bloquaient tous les accĂšs du rectorat empĂȘchant toute entrĂ©e ou sortie du bĂątiment. Deux brĂšves bousculades se produisaient avec les forces de l'ordre qui finissaient par pĂ©nĂ©trer dans le rectorat.
Les grĂ©vistes ne se sont pas dĂ©mobilisĂ©s pour autant. Un "camping"a eu lieu tout le week-end devant le bĂątiment. La question est de savoir jusqu'Ă  quand il sera tolĂ©rĂ©. Car mĂȘme s'il a indiquĂ©, vendredi, ne pas avoir besoin d'avoir recours Ă  la force, le recteur avait soulignĂ© en dĂ©but de semaine derniĂšre que si le travail ne reprenait pas ce lundi 2 juin, il serait impossible d'assurer le bon dĂ©roulement des examens (les Ă©preuves du CAP sont prĂ©vus pour ce lundi et celles du bac pour la mi juin). Ce Ă  quoi les syndicats ont rĂ©pondu qu'une telle Ă©ventualitĂ© relĂšverait de la seule responsabilitĂ© du gouvernement.
À moins qu'un terrain d'entente ne soit trouvĂ© entre les centrales syndicales nationales et le Premier ministre lors de leur rencontre qui doit avoir lieu ce lundi matin, la situation semble donc bloquĂ©e.
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