La grÚve se poursuit à la Sermat ce mardi 7 mai 2013. Les discussions entre les dockers et les acconiers sont toujours au point au mort. Les grévistes protestent contre le licenciement de 19 personnes et le transfert du personnel au sein d'une autre société. Ce matin, lors d'un point presse, Danio Ricquebourg, délégué syndical de la CGTR Sermat Ports et Docks, a affirmé que "le port n'appartient plus aux Réunionnais". "Il appartient aux grandes compagnies qui s'en servent comme garage pour rattraper leur retard et gagner en productivité", a-t-il souligné. Il a aussi annoncé le dépÎt d'une plainte pour abus de biens sociaux. à noter qu'une réunion est prévue ce mardi aprÚs-midi à la direction du travail.
"Cette grĂšve ne se fait pas par plaisir. Notre but nâest pas de priver les entreprises de leur matiĂšre premiĂšre. Mais Ă Port RĂ©union, il nây a pas que de lâargent et des bĂ©nĂ©fices, il y a aussi lâhumain", a lancĂ© en prĂ©ambule Danio Ricquebourg. En effet, les acconiers, actionnaires exclusifs au sein du GIE Sermat, ont signifiĂ© le licenciement de 19 personnes et le transfert du reste du personnel au sein du autre sociĂ©tĂ©.
Selon lui, Ă travers ce mouvement, "câest le problĂšme de lâemploi en gĂ©nĂ©ral Ă La RĂ©union qui se pose". Un emploi qui doit, a-t-il expliquĂ©, "sans forme de racisme", ĂȘtre principalement occupĂ© par des jeunes diplĂŽmĂ©s de lâĂźle. "On a piquĂ© lâargent des contribuables pour mettre les RĂ©unionnais sur la touche au profit dâune grande multinationale", a-t-il dĂ©plorĂ©.
Il a aussi dĂ©clarĂ© que "le port nâest plus aux RĂ©unionnais", affirmant que les "grandes compagnies sâen servent comme garage pour rattraper leur retard et gagner en productivitĂ©".
Par ailleurs, Danio Ricquebourg a annoncĂ© quâune plainte serait dĂ©posĂ©e auprĂšs du procureur pour abus de bien sociaux. Selon lâorganisation syndicale, lâexpert compatible du comitĂ© dâentreprise a remis un rapport sur le diagnostic Ă©conomique, social et financier qui laisse apparaĂźtre des flux de capitaux suspects entre certains holdings des acconiers. "Nous sommes sereins", a soulignĂ© le syndicaliste.
Ă noter que ce mardi aprĂšs-midi, une nouvelle rĂ©union est prĂ©vue Ă la direction du travail entre syndicats et direction. "Nous attendons que lâĂtat intervienne dans ce conflit. Il doit prendre ses responsabilitĂ©s", a indiquĂ© Danio Ricquebourg.
Pour rappel, les grévistes réclament la réintégration de la maintenance des portiques et des chariots cavaliers à la Sermat, alors que cette maintenance a été confiée à l'entreprise concurrente Kalmar, spécialisée dans la fabrication de ces machines. Ce qui permettrait de faire baisser les coûts à hauteur de 90 000 euros par mois et la création de 6 à 8 postes de techniciens, selon eux.
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