AprĂšs 4 jours de grĂšve, la direction et les six guides grĂ©vistes (sur 7) de la boutique "Tafia et GalabĂ©" sont entrĂ©es en nĂ©gociations ce vendredi 6 novembre 2009. Cette premiĂšre rĂ©union a apportĂ© des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponses notables mais encore insuffisants pour signer un protocole de fin de conflit aux yeux des grĂ©vistes qui ont Ă©tĂ© invitĂ©es Ă le faire par la direction ce lundi 02 novembre. Soutenues par la CGTR, l'association Agir Pou Nout Tout et l'Union des femmes rĂ©unionnaises (UFR),les guides rĂ©clament de meilleures conditions de travail et d'ĂȘtre payĂ©es Ă la hauteur des engagements qui avaient Ă©tĂ© pris oralement par la direction au moment de l'embauche.
Suite Ă un rapport de l'inspection du travail qui a confortĂ© les grĂ©vistes dans leur droit de rĂ©clamer une rĂ©munĂ©ration Ă temps plein, et non plus Ă temps partiel comme cela Ă©tait fait depuis leur embauche en juillet dernier, la direction s'est engagĂ©e Ă payer ses guides sur une base de 35 heures par semaine. Un rappel des salaires sera Ă©galement effectuĂ© depuis le premier jour travaillĂ©. Toutefois, l'application de ces engagements inquiĂšte les grĂ©vistes. "Nous voulons un rĂ©capitulatif de nos salaires dus, ainsi qu'une réédition des bulletins de salaires avant de signer un protocole de fin de conflit parce que rien ne nous indique que le directeur y inscrira le montant que nous avons en tĂȘte", dĂ©clare Sandrine Honorine, la porte-parole des grĂ©vistes. Si Laurent Broc, le directeur de la boutique, a acceptĂ© de leur fournir ce rĂ©capitulatif "plus tard", il refuse, en revanche, de rééditer les bulletins de paies pour des raisons techniques car ce sont des Ă©lĂ©ments " difficiles Ă produire", selon lui.En ce qui concerne le problĂšme de sĂ©curitĂ© des visites organisĂ©es avec les touristes soulevĂ© par les grĂ©vistes, le directeur s'est engagĂ© Ă rendre les consignes de sĂ©curitĂ© plus lisibles, notamment " en refondant les diffĂ©rentes affiches en une seule plus complĂšte et en plaçant les copies de ce nouvel affichage dans des lieux plus en vus qu'ils ne le sont actuellement", explique M.Broc.
Pour ce qui est de la demande des grĂ©vistes de voir leur responsable commercial quitter les bureaux, la requĂȘte semble en passe de disparaĂźtre des points de revendications. Le directeur de la boutique affirme que cela ne peut ĂȘtre dĂ©battu dans ce cadre de grĂšve. Les six femmes guides l'accusent de "chantage et de man?uvres douteuses Ă la limite du harcĂšlement moral". " Le problĂšme, certes, sera rĂ©glĂ© en interne, mais on ne lĂąchera pas", affirme Sandrine Honorine.
Quant au dernier point de revendication relatif à la consolidation des emplois, la direction n'a pas apporté de réponse et estime ne pas avoir à le faire : "Notre activité à un caractÚre saisonnier. Il est normal que nous usions du systÚme d'intérim", explique Laurent Broc.
Il revient aux grévistes qui ont refusé de signer le protocole d'accord ce lundi matin, de revenir vers la direction pour fixer un prochain rendez-vous de négociations.
