Les Ă©lus du conseil gĂ©nĂ©ral ont votĂ© le versement de l'aide d'urgence promise par Nassimah Dindar aux anciens salariĂ©s de l'Arast (association rĂ©gionale d'accompagnement social territorialisĂ©) en commission permanente ce lundi 18 janvier 2010. L'aide de 1000 euros devrait ĂȘtre payĂ©e "trĂšs prochainement" selon le service de communication du conseil gĂ©nĂ©ral. L'intersyndicale (CGTR, CFDT et CFTC) est Ă©galement venue soutenir les manifestants ce lundi aprĂšs-midi. Une quinzaine de manifestants viennent de partir (Ă 16h30) pour le Parvis de Champ-Fleuri, oĂč ils ont l'intention de s'enchaĂźner.
"C'est une bonne nouvelle. Nous avons besoin de cette aide, nous la prenons. Mais le combat est loin d'ĂȘtre terminĂ©. Nous ne quitterons pas le conseil gĂ©nĂ©ral tant que notre situation ne sera pas rĂ©glĂ©e. Nous voulons la totalitĂ© de nos indemnitĂ©s", tĂ©moigne une ancienne aide Ă domicile."Cette dĂ©cision rĂ©pond Ă l'urgence de la situation de ces travailleurs sociaux et de leurs familles, mais elle ne rĂ©pond pas au problĂšme de fond", acquiesce Paul Junot, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la CFTC en grĂšve de la faim depuis une semaine.
Aucune annonce officielle de ce vote n'a été faite par le Département auprÚs des occupants du Palais de la source. "Seul un élu de l'opposition est venu nous porter la nouvelle" s'étonne Valérie Bénard, porte-parole CGTR des ex-salariés de l'Arast.
"Les modalitĂ©s de paiement demeurent Ă prĂ©ciser, de mĂȘme que la date effective du versement. La derniĂšre lettre que j'ai envoyĂ©e au DĂ©partement qui a obtenu une rĂ©ponse datait du 12 fĂ©vrier 2009 et la rĂ©ponse n'est arrivĂ©e qu'en septembre. S'ils mettent autant de temps pour nous payer, je suis trĂšs inquiĂšte", ironise la porte-parole des salariĂ©s. Une chose est sĂ»re, seule la photocopie de la lettre de licenciement est exigĂ©e. "La demande d'aide doit ĂȘtre faite individuellement. Nous avons donc rĂ©digĂ© une lettre-type pour ceux qui le veulent", prĂ©cise Paul Junot.
à l'origine, cette aide d'urgence ne devait s'appliquer qu'aux anciens salariés de l'Arast qui percevaient moins de 2500 euros par mois. Un critÚre qui a disparu lors du déblocage des fonds voté par la commission permanente ce lundi.
La signature d'un document engageant le Département à rembourser l'AGS (association pour la gestion du régime d'assurance des créances des salariés), "si une décision judicaire ultérieure venait à reconnaßtre la responsabilité du Département", se trouvait également à l'ordre du jour de la commission permanente. Cette condition, exigée par l'association de créances salariales pour payer les indemnités des 1.196 travailleurs sociaux sans emplois depuis le 27 novembre 2009, a toujours été refusée par le conseil général. Et ce sujet n'a finalement pas été abordé lors de la réunion.
Depuis le début de la matinée, des lettres-chÚques établies par l'AGS sont distribuées aux 425 bénéficiaires. Parlant de "geste social", la structure a accepté de verser l'équivalent d'un mois de préavis aux anciens salariés de l'ARAST n'ayant pas signé de CRP (convention de reconversion professionnelle) avec le PÎle emploi. "Ce ne sont pas des indemnités que l'AGS paye. En fait, elle respecte son obligation de verser un minimum vital aux salariés" précise Paul Junot.
Les anciens de l'ARAST en sont à leur 14Úme jour d'occupation du palais de la Source (siÚge du Département). 5 personnes sont toujours en grÚve de la faim pour obtenir le paiement des indemnités de licenciement.
