Ce samedi 10 avril 2010, les ex-salariés se sont réunis à la mairie Saint-Pierre. Ils ont reçu le soutien des associations de consommateurs réunionnais et du collectif Roul pa nou qui ont organisé cette réunion d'information dans le Sud de l'ßle. Les ex-employés n'ont toujours pas perçu leurs indemnités de licenciement aprÚs la mise en liquidation judiciaire de la structure le 27 novembre 2009. Il s'agissait donc de faire un point sur l'avancée des dossiers, sur les recours possibles pour toucher ces indemnités et de déterminer les prochaines actions à mener.
Pour rappel, le mercredi 17 mars dernier, alors que le juge des référés devait statuer sur la demande de réintégration par le conseil général des plus de 600 salariés de l'ex-ARAST, plus de 150 d'entre eux ont décidé de se désister pour diverses raisons. Tandis que certains souhaitent saisir directement le juge du fond, d'autres veulent changer de stratégie et attaquer directement l'AGS (Assurance de garantie des salaires) afin d'obtenir leurs indemnités de licenciement. Le juge des référés a quant à lui reporté l'affaire au 14 avril prochain.Ce report a été demandé par l'avocat du Conseil général, Jacques Belot. Selon lui, les conclusions des avocats des salariés de l'ex-ARAST ayant été rendues le 12 mars dernier (le 11 mars selon Paul Junot, secrétaire général à la CFTC), il souhaite disposer de plus de temps pour analyser les différents éléments du dossier.
Une autre partie des ex-employĂ©s ne souhaite plus la rĂ©intĂ©gration et a dĂ©cidĂ© de se retourner contre l'AGS, l'organisme chargĂ© de leur verser des indemnitĂ©s de licenciement en cas de liquidation judiciaire. Or, jusqu'Ă aujourd'hui, cet organisme Ă toujours refusĂ© d'accĂ©der Ă cette requĂȘte. Selon cette structure, le conseil gĂ©nĂ©ral ayant comme domaine de compĂ©tence le social, il doit ĂȘtre en mesure de rĂ©intĂ©grer ces personnes. " Cette rĂ©intĂ©gration doit se faire sur un poste similaire, avec un salaire similaire. Ce n'est pas le cas ", rĂ©pond le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la CFTC. Cette situation devrait s'Ă©claircir le 24 avril prochain. Le tribunal des Prud'hommes devrait alors se prononcer sur la demande de versement d'indemnitĂ©s de 36 anciens salariĂ©s qui ont attaquĂ© l'AGS.
