AprĂšs une journĂ©e entiĂšre de blocages, les barrages ont Ă©tĂ© levĂ©s Ă 15 heures 40 dans le sud et 16 heures 50 sur le Barachois et Ă l'entrĂ©e du littoral ce mercredi 17 juillet 2013. En effet, contrairement Ă ce qui s'est passĂ© dans la matinĂ©e, la dĂ©lĂ©gation de manifestants est ressortie satisfaite de sa rencontre avec le prĂ©fet ce mercredi aprĂšs-midi. La rĂ©union a durĂ© deux heures. "Nous avons obtenu gain de cause. Aucune rĂ©union sur les dettes fiscales et sociales n'aura lieu sans nous" se rĂ©jouit Jean-Bernard Caroupaye. C'est la programmation pour ce mercredi matin d'une rencontre sur ce sujet qui a provoquĂ© la colĂšre des transporteurs, accompagnĂ©s de reprĂ©sentants d'autres professions, dont les ambulanciers. "Tout le monde et mĂȘme le Medef qui n'y connaĂźt rien Ă©tait invitĂ©, sauf nous, les principaux concernĂ©s" s'insurgeaient les manifestants, rĂ©unis sous les banniĂšres du Collectif des syndicats et des associations de professionnels de la RĂ©union (CSAPR) et du Kolektif pour la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts de la RĂ©union (KDIR). Rappelons qu'ils rĂ©clament Ă terme un gel des dettes fiscales et sociales des entreprises en difficultĂ© ainsi que l'arrĂȘt des poursuites Ă leur encontre.
âą 19 heures 40 : la prĂ©fecture publie un communiquĂ©. Le texte prĂ©cise que "sur la thĂ©matique des dettes fiscales et sociales, le prĂ©fet a rappelĂ© (aux membres de la dĂ©lĂ©gation - ndlr)que la cellule de suivi des entreprises en difficultĂ© se rĂ©unit de maniĂšre hebdomadaire pour traiter au cas par cas les dossiers individuels qui lui sont prĂ©sentĂ©s par les guichets uniques portĂ©s par les chambres consulaires". Le communiquĂ© ajoute que "cette cellule a Ă©galement pour mission dâapporter aide et conseils Ă chacun des demandeurs en prise avec des difficultĂ©s relatives Ă leurs dettes sociales et fiscales". Le prĂ©fet, dit encore le communiquĂ© a "rappelĂ© qu'un plan permettant de lutter contre le dĂ©veloppement des dettes fiscales et sociales avait Ă©tĂ© publiquement prĂ©sentĂ© le 16 mai dernier, et invitĂ© les organismes concernĂ©s Ă en tenir le plus grand compte".
âą 16 heures 50 : les transporteurs lĂšvent les barrages sur le Barachois et Ă l'entrĂ©e de la route du littoral. La circulation reprend lentement. "Nous avons fait la dĂ©monstration de notre force et de notre dĂ©termination. Nous avons obtenu de parler en notre propre nom et Ă ne pas ĂȘtre reprĂ©sentĂ©s par des gens du Medef qui ne connaissent rien aux problĂšmes des petits chefs d'entreprise. Nous mettons fin au mouvement aujourd'hui, mais nous restons vigilants. Si nous avons Ă©tĂ© bluffĂ©s, si on cherche Ă nous rouler dans la farine, nous reviendrons" prĂ©vient Jean-Bernard Caroupaye.
⹠16 heures 40 : Jean-Bernard Caroupaye demande aux manifestants de lever les barrages à Saint-Denis. Il est satisfait de la réunion avec le préfet. "Monsieur Jean-Luc Marx nous a écoutés. Il s'est engagé à user de son autorité auprÚs des différents organismes pour qu'ils soient plus souples envers les entreprises ayant des dettes fiscales et sociales. Il s'est aussi engagé à ce qu'aucune réunion sur ce sujet ne se passe sans nous. Des solutions au cas par cas seront proposées aux entreprises en difficulté" rapporte le porte-parole des manifestants. "Il nous a donné satisfaction, c'est à nous de faire un geste, nous devons lever les barrages" ajoute-t-il.
⹠16 heures 30 : la réunion entre le préfet et la délégation de manifestants vient de se terminer
âą 15 heures 40 : les barrages sont levĂ©s dans les deux sens de circulation sur la RN1 dans la zone de Pierrefonds (Saint-Pierre - Saint-Louis). Les barrages filtrants Ă l'entrĂ©e du littoral sont toujours en cours. La circulation se fait correctement pour rejoindre Saint-Denis en provenance de lâOuest. Elle est difficile pour sortir du chef-lieu et rejoindre le secteur Ouest. Le Barachois reste fermĂ©.
⹠14 heures 30 : une délégation de 10 personnes entre en préfecture pour un entretien avec le préfet Jean-Luc Marx.
âą 14 heures 10 : les barrages filtrants sont toujours en place sur le Barachois et Ă l'entrĂ©e de la route du Littoral en direction de lâOuest. La circulation se fait correctement pour entrer dans Saint-Denis et difficilement pour en sortir. Dans le Sud, les barrages filtrants sont toujours en place dans les deux sens de circulation sur la 4 voies au niveau de Pierrefonds.
⹠13 heures 45 : le préfet, Jean-Luc Marx, propose de recevoir une délégation de 6 personnes. Les manifestants se concertent pour savoir s'ils accptent ou non la proposition.
âą 13 heures : le barrage filtrant Ă l'entrĂ©e de la route du Littoral en direction de lâOuest est toujours en cours. En cours Ă©galement les barrages filtrants sur le Barachois et dans les deux sens de circulation sur la 4 voies au niveau de Pierrefonds (Saint-Louis - Saint-Pierre)
âą 12 heures 50 : la prĂ©fecture publie un communiquĂ©. Il est soulignĂ© que "bien que cette manifestation nâait pas Ă©tĂ© annoncĂ©e et quâaucun rendez-vous nâait Ă©tĂ© demandĂ©, le prĂ©fet est allĂ© Ă leur rencontre Ă 6h15". A la question de Jean-Luc Marx sur les "motifs de cette installation", le communiquĂ© dit qu'il "a Ă©tĂ© rĂ©pondu que les manifestants souhaitaient attirer lâattention des pouvoirs publics sur les difficultĂ©s Ă©conomiques et sociales qui touchent La RĂ©union". Le prĂ©fet a alors "rappelĂ© son ouverture au dialogue en toutes circonstances". Il a aussi soulignĂ© que "le code de la route interdit dâentraver ou de gĂȘner la circulation". Jean-Luc Marx se dit ouvert "au dialogue, sous rĂ©serve que le bon ordre public et la libertĂ© de circulation soient respectĂ©s".
âą 11 heures 50 : dans le Sud, des barrages bloquants sont mis en place dans les deux sens de circulation dans le secteur de Pierrefonds. La menace de Jean-Bernard Caroupaye sur "un blocage total de l'Ăźle" est donc mise en application.
⹠11 heures 15 : un barrage bloquant filtrant est mis en place sur le Barachois. L'entrée nord de la route du Littoral, au pied du pont Vinh San, est partiellement bloquée par 5 camions dans le sens Saint-Denis - la Possesion. Plusieurs automobilistes sont trÚs en colÚre et le font savoir aux manifestants. "Nous ne voulons pas prendre la population en otage, mais nous n'avons pas d'autres moyens de nous faire entendre" explique Jean-Bernard Caroupaye. Tout le centre-ville de Saint-Denis est embouteillé. Des bouchons importants se sont formés aux entrées est et ouest de la ville.
⹠11 heures : l'un des poids lourds stationné au Barachois se dirige vers l'entrée de la route du Littoral. Une partie des manifestants le précÚde à pied.
⹠10 heures 55 : les manifestants annoncent qu'ils vont bloquer la sortie de la route du Littoral. Joël Mongin est présent parmi les manifestants.
âą 10 heures 45 : "nous dĂ©clenchons le black-out totalement. Toute l'Ăźle va ĂȘtre bloquĂ©e. Nous appelons tous les artisans, tous les chefs d'entreprise, toute la population Ă rejoindre le mouvement" s'exclame Jean-Bernard Caroupaye. Avant d'entrer en prĂ©fecture il avait prĂ©venu que "des Ă©quipes sont prĂȘtes Ă bloquer le Port et Saint-Pierre".
âą 10 heures 40 : trĂšs en colĂšre, les membres de la dĂ©lĂ©gation ressortent de la prĂ©fecture. "Nous devions ĂȘtre reçus par le prĂ©fet et c'est finalement le directeur de cabinet qui est venu Ă la rĂ©union. C'est inadmissible. On nous traite comme des chiens" lance Jean-Bernard Caroupaye. "Maintenant ça va ĂȘtre la guerre" renchĂ©rit Armand Mouniata, prĂ©sident du collectif pour la dĂ©fense des travaux publics et du bĂątiment.
⹠10 heures 25 : la délégation de 23 personnes entre en préfecture.
Pour rappel, au lever du jour un barrage filtrant avait Ă©tĂ© mis e place devant la prĂ©fecture. le barrage est organisĂ© par des transporteurs mĂ©contents de ne pas avoir Ă©tĂ© invitĂ© Ă la rĂ©union de concertation qui doit avoir lieu ce mercredi matin sur l'examen de l'apurement des dettes fiscales et sociales des entreprises. Les organismes sociaux, les chambres consulaires et une partie des syndicats, patronaux notamment, sont invitĂ©s Ă cette rencontre. Mais des corps de mĂ©tiers, les transporteurs entre autres, n'ont pas Ă©tĂ© conviĂ©s. D'oĂč leur colĂšre.
"Il n'est pas possible de laisser des grands bourgeois dĂ©cider seuls. Ces gens lĂ ne connaissent rien aux problĂšmes des petits chefs d'entreprise rĂ©unionnais" s'exclame Jean-Bernard Caroupaye, porte-parole des transporteurs en colĂšre et prĂ©sident de la FNTR 974 (fĂ©dĂ©ration nationale des transporteurs). "On ne peut pas accepter d'ĂȘtre mĂ©prisĂ©" renchĂ©rit Michel AllamĂšle, prĂ©sident de l'intersyndicale des professionnels de la route et membre du tout rĂ©cent collectif des syndicats et associations professionnelles de La RĂ©union. Les manifestants rĂ©clament un Ă©talement, voire un apurement, des dettes fiscales et sociales des entreprises en difficultĂ©.
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Nous avons un représentant de l'Etat qui attend que Paris lui donne des ordres et encore il ne comprend pas toujours ce qu'il y a faire. Nous aurions été des Corses, des Antillais, il y a longtemps que ce Préfet aurait pris ses valises pour rentrer à la maison. C'est la seule issue pour ce Préfet rentrer chez lui toucher de l'argent à attendre un peu probable poste.