à l'appel des organisations syndicales de la fonction publique, relayant le mot d'ordre national, environ 2 000 personnes ont manifesté dans les rues de Saint-Denis ce mardi 20 novembre 2007. Les manifestants réclamaient le "maintien du service public" et protestaient contre "la précarisation de l'emploi". Une petite délégation d'étudiants s'est jointe au mouvement pour refuser "la réforme des universités"
Si l'appel Ă manifester n'a pas mobilisĂ© les foules, l'appel Ă la grĂšve a eu plus de succĂšs. Ainsi selon les chiffres communiquĂ©s par la prĂ©fecture mardi soir, dans certaines administrations - l'Ă©ducation nationale, les douanes, les services fiscaux, le TrĂ©sor public - le taux de grĂ©vistes s'est situĂ© en moyenne autour de 50%.Les syndicats sont donc plutĂŽt contents. "C'est un premier coup de semonce, le gouvernement doit savoir que nous n'accepterons pas de rĂ©forme visant Ă porter un peu plus atteinte aux droits des travailleurs" expliquait, en substance, Ăric Marguerite, dirigeant de FO.
Mobilisés depuis plusieurs semaines pour obtenir le maintien de leur emploi précaire, les TOS (travailleurs et ouvriers de service - éducation nationale) étaient également dans la rue. "Il faut en finir avec la précarisation de l'emploi dans la fonction publique" soulignaient une nouvelle fois Christian Picard de la FSU.
Les manifestants, qui ont défilé entre la rue de Paris et le Barachois, se sont rassemblés devant la préfecture en fin de matinée. Ils ont promis de manifester à nouveau "si notre voix n'est pas entendue"










