Social-Les ex-salariés de l'Arast toujours mobilisés

"Nous allons devoir durcir le mouvement"

  • PubliĂ© le 8 janvier 2010 Ă  10:00
Vendredi 27 Novembre 2009

Liquidation de l'ARAST

Une soixantaine d'ex-salariés de l'Arast (association régionale d'accompagnement social territorialisé) ont dormi dans le calme pour la troisiÚme fois consécutive dans le hall du Conseil Général cette nuit du jeudi 7 janvier au vendredi 8 janvier 2010. Ils attendent une nouvelle déclaration du Département et de l'AGS (association pour la gestion du régime d'assurance des créances des salariés) qui se sont engagés à trouver un terrain d'entente d'ici à ce midi, sans quoi ils promettent de "durcir le mouvement".

GrÚve de la fin, blocage du barachois, diverses actions sont proposées. Aucune n'est encore retenue mais les anciens salariés de l'Arast y réfléchissent sérieusement. On peut s'attendre à un mouvement d'humeur cet aprÚs-midi si aucune avancée n'est trouvée à l'issue de la concertation entre le directeur de l'AGS, Eric Marimoutou et la présidente du Département, Nassimah Dindar.

Une intervention de Nassimah Dindar sur les ondes de radio Festival ce jeudi matin a par ailleurs contribuĂ© Ă  crisper un peu plus les anciens de l'Arast. La prĂ©sidente du DĂ©partement a dit dĂ©couvrir que les 64 salariĂ©s protĂ©gĂ©s, c'est-Ă -dire syndiquĂ©s, de l'Arast ont reçu leur salaire. " Nous sommes encore salariĂ©s de l'Arast. C'est la loi. En cas de licenciement Ă©conomique, les salariĂ©s protĂ©gĂ©s ne peuvent pas ĂȘtre licenciĂ©s au mĂȘme titre que les autres !" s'insurge ValĂ©rie BĂ©nard, l'une des porte-parole des salariĂ©s de l'Arast et employĂ©e protĂ©gĂ©e. D'ajouter " si nous Ă©tions de mauvais salariĂ©s protĂ©gĂ©s nous serions tranquillement chez nous Ă  l'heure qu'il est, puisqu'en effet, nous avons perçu notre salaire ce mois-ci".

Ce vendredi 8 janvier n'est pas une date anodine dans ce conflit. A compter de ce jour, les anciens de l'Arast ont la possibilité de saisir la justice pour déterminer qui du Conseil Général ou de l'AGS dit juste. Depuis la liquidation judiciaire de l'association d'aide à domicile le 27 novembre 2009, l'un et l'autre se renvoient la responsabilité des salariés.

Une rĂ©union rassemblant l'ensemble des parties concernĂ©es par l'imbroglio autour du statut juridique des anciens de l'Arast s'est tenue pendant plus de 5 heures ce jeudi Ă  la PrĂ©fecture. À l'issue de cette table ronde, la caisse d'allocations familiales s'est engagĂ©e Ă  examiner les dossiers des familles en dĂ©tresse et le PĂŽle emploi Ă  prendre en charge les personnes ayant souscrit une convention de reclassement personnalisĂ©e. Le DĂ©partement, quant Ă  lui, propose Ă  l'AGS de payer "les indemnitĂ©s dues aux ex salariĂ©s, le conseil gĂ©nĂ©ral s'engageant Ă  rembourser l'AGS si une dĂ©cision judicaire ultĂ©rieure venait Ă  reconnaĂźtre la responsabilitĂ© du DĂ©partement". Mais rien de concret ne ressort de ces dĂ©cisions et aucune de ces promesses n'a fait l'objet d'engagement signĂ©.

Rappelons qu'à sa liquidation, l'ARAST accusait un déficit de 10 millions d'euros. 1.196 personnes se retrouvaient au chÎmage. L'ARAST était spécialisée dans l'aide à domicile et le service à la personne. 8 000 personnes bénéficiaient de ses services.

guest
0 Commentaires