Remise en cause de l'accord sur les congĂ©s payĂ©s du BTP - le collectif Sauvons nos entreprises dĂ©nonce :

"Patronat et syndicats : une alliance contre nature"

  • PubliĂ© le 7 septembre 2012 Ă  05:49
caisse de congés payés

Dans un communiqué publié dans la nuit du jeudi 6 septembre au vendredi 7 septembre 2012, le collectif Sauvons nos entreprises s'insurge contre la remise en cause de l'accord qu'il a signé ce mardi 4 septembre avec le président de la caisse des congés payés du BTP. Cet accord prévoyait notamment un gel des poursuites pour non paiement des cotisations jusqu'au 30 juin 2013 et le paiement direct des congés payés aux salariés et non plus à la caisse. Le lendemain de cette signature, Roger Poudroux a dénoncé l'accord et à porté plainte pour "extorsion de signature sous la contrainte". Le collectif nie toute "contrainte" et estime que ce revirement est dû à "une alliance contre nature entre le patronat et les syndicats"

"Le collectif Sauvons nos entreprises tient à la disposition de la justice et du public des enregistrements vidéo de la négociation et de la signature du protocole avec la caisse des congés payés du bùtiment" note le communiqué. "Chacun pourra constater que les négociations se sont déroulées dans les limites habituelles des actions syndicales qui sont menées en France chaque jour". Pour preuve de sa bonne foi, le collectif a mis en ligne un extrait de ces vidéos.

Le collectif estime ensuite que "la plainte de la caisse qui fait suite Ă  un accord librement nĂ©gociĂ© revient en fait Ă  remettre en cause la libertĂ© syndicale et Ă  rejeter toute idĂ©e de concertation entre les partenaires sociaux pour la direction de notre Ă©conomie". Il s'attaque aussi frontalement au "grand patronat" en disant "il apparaĂźt que le Medef, qui est le syndicat des grands monopoles de La RĂ©union, refuse qu'une autre voix que la sienne puisse ĂȘtre entendue par les pouvoirs publics. Il est de mĂȘme de leurs amis de la FRBTP et de la Capeb".

Sauvons nos entreprises dit aussi "déplorer" que "ce syndicat des monopoles a fondé une alliance contre nature avec certains syndicats de salariés et ce, au détriment de la sauvegarde des emplois et de la justice économique dont nous avons tant besoin ici".

Dans ces circonstances "le dĂ©ni de signature de la caisse ne peut ĂȘtre admis et nous veillerons au strict respect des engagements qui ont Ă©tĂ© librement souscrits par la Caisse" souligne le communiquĂ©. Le collectif sauvons nos entreprises prĂ©conise donc "aux entreprises du BTP de payer directement les congĂ©s payĂ©s aux salariĂ©s pour Ă©viter ainsi les 17,25% de frais de gestion (de la caisse des congĂ©s payĂ©s du BTP – ndlr), qui s'apparente Ă  un vĂ©ritable racket des entreprises rĂ©unionnaise". Le collectif termine en notant que "la majoritĂ© des salariĂ©s de La RĂ©union n'ont pas de caisse de congĂ©s payĂ©s spĂ©cifique" et que les employeurs versent "ces sommes directement sans ĂȘtre soumis Ă  cette majoration qui est particuliĂšrement inĂ©quitable pour les entreprises de ce secteur".

À noter que l'intersyndicale du BTP appelle au rassemblement ce vendredi matin devant la prĂ©fecture afin de "dĂ©noncer le gel des dettes et la remise en cause la convention collective" par la signature d'un accord et "hors la loi"

www.ipreunion.com

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