Social - Action des anciens salariés de l'ARAST

Plus de 600 recours devant les prud'hommes

  • PubliĂ© le 22 janvier 2010 Ă  00:30
Jeudi 21 janvier 2010 -- Les ex ARAST déposent leurs recours aux prud'hommes

Plus de 600 anciens salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé) ont déposé un recours devant les prud'hommes ce jeudi aprÚs-midi 21 janvier 2010. Ils demandent leur intégration au conseil général en tant qu'agent de la fonction publique territoriale.

Rappelons que l'assemblĂ©e plĂ©niĂšre du DĂ©partement avait votĂ© le 16 dĂ©cembre 2009 la crĂ©ation de 1 020 postes d'adjoints administratifs (grade de la fonction publique territoriale correspondant au poste d'aide Ă  domicile) en contrat Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e de 6 mois. "Le temps de mettre place un GIP (groupement d'intĂ©rĂȘts publics) qui coordonnerait ensuite toutes les structures ?uvrant dans le domaine de l'aide Ă  domicile. Les ex-salariĂ©s de l'ARAST bĂ©nĂ©ficiaires du CDD de 6 mois seraient ensuite intĂ©grĂ©s dans ces structures" avait indiquĂ©, en substance, Nassimah Dindar, prĂ©sidente du DĂ©partement.

Une proposition que les quelque 600 anciens salariĂ©s refusent donc. Ils prĂ©fĂšrent une intĂ©gration pure et simple au sein de la collectivitĂ© en tant qu'agent de la fonction publique territoriale. "Cette intĂ©gration aurait notamment le mĂ©rite de leur permettre de conserver leur anciennetĂ©, leurs congĂ©s etc" note Paul Junot, dirigeant de la CFTC. D'oĂč les recours devant les prud'hommes.

Par ailleurs, une nouvelle table ronde sur le devenir économique et professionnel des ex-salariés de l'ARAST doit se tenir en préfecture ce vendredi 22 janvier à 14 heures. Cette fois, les anciens employés seront représentés par leur porte-parole, Valérie Bénard. Ils ont prévus d'organiser un défilé dans la rue de Paris et un rassemblement devant la préfecture pour montrer que "la détermination n'a pas diminué".

Le conseil général, l'AGS (association pour la gestion du régime d'assurance des créances des salariés), la direction du Travail et une représentante des anciens salariés, notamment, devraient y participer.

Il s'agira une nouvelle fois de savoir si les travailleurs sociaux peuvent bĂ©nĂ©ficier ou non d'indemnitĂ©s de licenciement. "Non" dit l'AGS. La structure estime en effet que les ex salariĂ©s doivent ĂȘtre repris par le DĂ©partement dans le cadre de la continuitĂ© de service public (l'aide Ă  domicile relĂšve de la compĂ©tence du conseil gĂ©nĂ©ral) et qu'il n'y pas de licenciement et donc pas d'indemnitĂ©s. Un raisonnement rĂ©futĂ© par le conseil gĂ©nĂ©ral. La collectivitĂ© affirme que l'AGS doit verser ces indemnitĂ©s quitte Ă  ce que qu'elles soient remboursĂ©es par le DĂ©partement "si la Justice le dĂ©cidait". Nassimah Dindar refuse toutefois de signer un document engageant le DĂ©partement en ce sens. Le refus est fait par principe, "car je n'ai pas besoin de signer un papier pour respecter une dĂ©cision de Justice" dit-elle.

Maintenant, "il faut vraiment qu'une solution soit trouvée. On ne peut pas laisser des gens indéfiniment sans réponse" relÚve Paul Junot. L'intersyndicale a d'ailleurs rédigé un courrier en ce sens à l'attention du préfet - nommé dans le Val d'Oise ce mercredi.

Les anciens salariés de l'ARAST bouclent ce jeudi leur 17Úme jour d'occupation du conseil général.

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