La fĂ©dĂ©ration sud-africaine de rugby (SARU) souhaite mettre de la couleur dans ses Ă©quipes. Dans un document que s'est procurĂ© le quotidien Cape Times, les instances du rugby sud-africain affirment que 50 % des joueurs de l'Ă©quipe nationale devront ĂȘtre noirs en 2019. DĂšs 2015, les clubs auront l'obligation de prĂ©senter 7 rugbymen de couleur sur les 23 figurant sur une feuille de match. Visant Ă mieux coller Ă la rĂ©alitĂ© dĂ©mographique du pays, cette dĂ©cision pourrait ĂȘtre "un processus positif pour la transformation raciale du rugby." "Si elle Ă©tait ignorĂ©e cela mettrait en pĂ©ril ce sport", affirme un responsable de la SARU. (photo D.R.)
En 2011, le sĂ©lectionneur de lâĂ©quipe de France de lâĂ©poque, Laurent Blanc, avait créé un scandale en Ă©voquant la possibilitĂ© dâinstaurer un quota limitĂ© de joueurs bi-nationaux dans les centres de formations et les Ă©coles de football. En 2015, la fĂ©dĂ©ration sud-africaine de rugby (SARU) envisage au contraire dâencourager la sĂ©lection de joueurs de couleur. Et ce, Ă un an de la coupe du monde organisĂ©e en 2015 en Angleterre. DâaprĂšs ESPN, ce plan de transformation sera surveillĂ© annuellement "pour identifier les obstacles qui ont un impact nĂ©gatif sur la mise en Ćuvre."
La SARU estime quâil nây a pas assez de rugbymen noirs. Par exemple, le 6 septembre dernier, lors du match entre lâAfrique du Sud et lâAustralie, seulement quatre joueurs lâĂ©taient : Bryan Habana, Cornal Hendrick, Tendai Mtawarira et Trevor Nyakane. Pour un responsable du rugby sud-africain, instaurait des quotas serait "positif pour la transformation raciale du rugby." La fĂ©dĂ©ration estime mĂȘme que si cette mesure est ignorĂ©e, "cela mettrait en pĂ©ril ce sport."
Cette politique de discrimination positive avait Ă©tĂ© encouragĂ©e dĂšs 1995, lors de lâorganisation par lâAfrique du Sud de la coupe du monde du rugby. A cette Ă©poque, Nelson Mandela commençait son mandat en tant du prĂ©sident du pays, avec comme symbole de la fin de lâapartheid la sĂ©lection de Chester Williams parmi les Springboks. Seulement, depuis, les choses ont peu Ă©voluĂ© au goĂ»t de Desmond Tutu, prix Nobel de la paix en 1984. "Presque 20 ans plus tard, je dĂ©plore le rythme de tortue auquel la transformation du haut-niveau a eu lieu", dĂ©plorait lâarchevĂȘque dans les colonnes du journal Cape Times.
Ainsi, en 2019, 50 % des joueurs de lâĂ©quipe nationale et des clubs du pays devront ĂȘtre noirs. Cette initiative sera Ă©galement appliquĂ©e aux entraineurs des Ă©quipes, et aux managers Ă hauteur de 40 %. DĂšs 2015, 7 joueurs sur les 23 figurant sur une feuille de match devront ĂȘtre de couleur, alors que 5 joueurs noirs devront ĂȘtre en mĂȘme temps sur le terrain. Ce type de mesure sera Ă©galement adoptĂ© Ă moindre mesure en Australie, qui devra compter sur un staff composĂ© Ă 10 % de personnes noires. Le sĂ©lectionneur australien devra Ă©galement choisir Ă minima cinq joueurs de couleur.
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je plussoie !
C'est ce qu'on pourrait appeler du "racisme positif", une maniĂšre pseudo-Ă©lĂ©gante de dire : les gens diffĂšrent selon la couleur de leur peau (noire, blanche, jaune, rouge,...), mais ils ont les mĂȘmes droits. C'est oublier que les 7 milliards d'humains qui peuplent cette Terre ont tous (sauf erreur...) le mĂȘme ADN, donc ils appartiennent Ă une SEULE et UNIQUE RACE : la race humaine. En l'occurrence, la SARU serait mieux avisĂ©e de juger les joueurs sur leur capacitĂ© de jeu et leur niveau sportif que...sur la couleur de leur peau.