Sports

Les jeux sont finis, vivent les jeux

  • PubliĂ© le 8 septembre 2003 Ă  00:00
Athlétisme handisport 
Les pleurs de Honina Laveille déçue de son temps dans le 800 m fauteuil roulant
Photo Noël Thomas

Les Jeux sont terminés. Il y aura eu beaucoup de vainqueurs, des vaincus aussi. Mais seul le souvenir d'une formidable expérience restera dans les mémoires des quelque 1 500 participants à ces Jeux. Les médaillés seront accueillis en héros dans leur ville, village ou quartier, les autres conteront leurs aventures. Les prochains jeux auront lieu à Madagascar dans 4 ans

Le dĂ©compte des mĂ©dailles place Maurice en tĂȘte avec 188 mĂ©dailles contre 185 pour France OcĂ©an Indien. Les Seychelles arrivent en troisiĂšme position avec 114, Madagascar 109 et les Comores avec 8. Si on doit dĂ©cerner le prix de la sportivitĂ©, ce serait la petite dĂ©lĂ©gation des Maldives qui participe aux Jeux depuis 1979 qui l'obtiendraient. Avec un total de cinq mĂ©dailles (toutes en badminton) sur l'ensemble des participations sans connaĂźtre l'or, Les Maldives illustrent ce qu'est l'esprit olympique par leur constance Ă  participer.

Honneur aux Maldives

Par contre, si l'on tient compte de la couleur du mĂ©tal, France OcĂ©an Indien est arrivĂ© plus souvent premiĂšre, Maurice plus souvent deuxiĂšme, etc.... Un dĂ©compte dĂ©risoire quand on observe la disparitĂ© des conditions de prĂ©parations des sportifs selon les pays en compĂ©tition. Que ce soit Ă  Madagascar, aux Comores ou aux Maldives, le sport ne fait pas partie des prioritĂ©s des familles, voire de l'État. Les querelles sportives RĂ©union -Maurice paraissent donc bien dĂ©risoires face Ă  une mĂ©daillĂ©e malgache issue d'une famille de 11 enfants, ou aux mĂ©daillĂ©s des Comores qui ne disposent pas du dixiĂšme des infrastructures de La RĂ©union pour les sports les plus nantis. Pour ces sportifs, une troisiĂšme place vaut de l'or.

Un public chaud, chaud, chaud

Comme on s'y attendait, le public Mauricien a pris fait et cause de maniÚre inconditionnelle pour ses sportifs. Rares ont été les manifestations antisportives. Lesquelles sont restées au niveau du moucatage. Avec des stades archi-combles lors des finales, les Mauriciens ont manifesté et partagé leur joie. Le summum a été atteint lors de la victoire de la finale de football. On a pu assister à des scÚnes que la France avait connues en 1998 lors de la victoire des Bleus avec des milliers de gens dans les rues et le long de l'autoroute attendant le passage du bus des demi-dieux du football.

Bilan positif

Depuis plusieurs mois, le matraquage médiatique sur la préparation des jeux a donné aux Mauriciens un sentiment d'appartenir à une nation élue. L'ßle s'est transformée en un gigantesque drapeau national. Peu importe la victoire, tous les athlÚtes mauriciens ont été acclamés comme les héros de la nation.
CÎté infrastructures d'importants moyens ont été mis en ?uvre pour assurer le bon déroulement des jeux. Quelques sites sportifs ont été créés, tandis que d'autres ont été remis à neuf. En effet, la sage décision de ne pas dépenser les deniers publics dans des infrastructures trop importantes a été prise.

Rendez-vous dans 4 ans

Oubliées les déceptions voire les ranc?urs des défaites, le bilan de ces 6e jeux de l'océan indien est globalement positif. Si au début des Jeux la logistique a montré quelques faiblesses, les organisateurs Mauriciens ont su rapidement pallier ces petites défaillances.
Aujourd'hui les banniÚres sont rentrées. Les 7e jeux des ßles devraient se dérouler à Madagascar dans quatre ans, si le calendrier est respecté. Le drapeau bleu ciel frappé des anneaux olympique a été replié et remis au représentant de la grande ßle lors de la cérémonie de clÎture. Reste le souhait que les prochains jeux soient vraiment les Jeux de l'amitié entre les ßles de l'Océan Indien avec de nouveau partenaire comme le Sri lanka et qu'enfin cessent les stériles querelles géopolitiques pour faire place au sport.
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