Depuis sa victoire au Grand Slam de Lausanne (Suisse), ce dimanche 30 août 2026, la Saint-Leusienne Léa Fontaine essuie des critiques à son encontre au sujet de son combat, de sa performance et de son physique. Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux elle s'exprime : "une athlète ne devrait pas avoir à accepter d'être humiliée ou réduite à son apparence pour avoir gagné une compétition". Le Comité régional olympique et sportif de La Réunion (Cros) lui apporte son soutien (Photo : Cros de La Réunion)
"Je respecte la critique sportive, les analyses techniques et le débat contradictoire. Ils font partie du sport de haut niveau. En revanche, les moqueries répétées, les attaques visant mon physique et les commentaires destinés à me rabaisser personnellement dépassent les limites d'un échange sportif normal", écrit Léa Fontaine par le biais d'un communiqué, publié en concertation avec son avocat, Maître Olivier Heguin de Guerle.
"Une victoire peut être discutée. Une athlète ne devrait pas avoir à accepter d'être humiliée ou réduite à son apparence pour avoir gagné une compétition", ajoute-t-elle.
La sportive originaire de Saint-Leu ne répondra "pas à chaque provocation". "Je continuerai à faire ce que je sais faire : travailler, progresser et combattre avec détermination", dit-elle.
"Face aux propos qui dépassent le cadre de la critique sportive, nous sommes pleinement aux côtés de Léa et saluons sa détermination à poursuivre son parcours avec force et engagement", écrit le Cros de La Réunion.
- Les publications à l'encontre de Léa Fontaine examinées -
Les publications concernées ont été conservées et font l'objet d'un examen précis.
Avec son avocat, Léa Fontaine a tenu à prévenir que "je prendrai les mesures appropriées à l'égard des propos qui dépasseraient les limites de la critique sportive et du respect dû à toute personne".
À celles et ceux qui douteraient encore de ses performances et la critiqueraient derrière un écran, Imaz Press le rappelle, avec ce succès, la vice-championne d'Europe 2026 décroche la quatrième médaille d'or de sa carrière en Grand Slame et confirme sa place parmi les meilleures judokas mondiales de sa catégorie.
Cette affaire n'est pas sans rappeller le cyberharcèlement récent dont a été victime la chanteuse Léa Churros après sa prestation à Miss Réunion.
- Le cyberharcèlement, un délit punissable par la loi -
En France, le cyberharcèlement est un délit puni par l'article 222-33-2-2 du Code pénal, passible de peines pouvant aller jusqu'à 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende.
Le cyberharcèlement désigne des propos ou des comportements répétés sur internet. Cela inclut : les messages haineux ou insultants sur les réseaux sociaux, les e-mails ou les SMS répétés et menaçants, la diffusion de photos ou de vidéos intimes sans accord.
Que faire en cas de cyberharcèlement ?
- Conserver les preuves : faire des captures d'écran des messages avec les dates et les URL.
- Signaler les faits : utiliser la plateforme officielle Pharos ou contacter le 3018 (numéro vert gratuit pour les jeunes et les familles).
- Porter plainte : aller dans un commissariat ou une gendarmerie.
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Laissez la vivre et regardez vous vous même avant de critiquer Léa. Félicitations pour votre performance. Continuez à ramener des médailles et des coupes...