Un an avec sursis pour agression sexuelle sur son arrière petite-fille : un collectif interpelle la procureure générale contre l'agresseur de 88 ans

  • Publié le 2 septembre 2026 à 03:00
palais de justice de saint-denis

Ce vendredi 28 août 2026, le tribunal correctionnel de Saint-Denis a condamné un homme de 88 ans à un an de prison avec sursis simple pour l'agression sexuelle de son arrière-petite-fille. Perplexe face à la "réponse pénale apportée", un collectif demande à la procureure générale de La Réunion de faire appel. En 1999, cet homme avait déjà été condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis, pour des agressions sexuelles commises sur ses petits-enfants (Photo : www.imazpress.com)

Fabienne Atzori, procureure générale près la cour d’appel de Saint-Denis, a été saisie par l'association EPAA (Écoute-moi, Protège-moi, Aide-moi, Aime-moi) et le collectif Stop Vif.

- L'homme condamné à du sursis, une "réponse pénale qui interroge" -

"Sans préjuger de la qualification juridique de récidive, les antécédents judiciaires nous interrogent profondément sur la réponse pénale apportée", indiquent le collectif.

Selon les éléments rapportés lors de l’audience, cet homme avait déjà été condamné en 1999 à trois années d’emprisonnement, dont une avec sursis, pour des agressions sexuelles commises sur ses propres petits-enfants.

Ce vendredi 28 août, il a été condamné à 12 mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits d'agression sexuelle sur mineur. Des faits qui remontent à 2018, mais n'ont été dénoncés qu’en 2022 par une jeune adolescente. L'homme aurait partiellement reconnu les faits en garde à vue.

"Nous respectons l’indépendance de la justice et le principe d’individualisation des peines. Cependant, l’âge et l’état de santé d’un auteur ne doivent pas rendre invisible l'âge de l'enfant au moment des faits, la gravité des violences incestueuses et leurs conséquences durables sur l'enfant et sa famille", lance EPAA et le collectif Stop Vif.

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- "Pas un appel à la vengeance" - 

EPAA 974 et le Collectif STOP VIF demandent à la procureure générale d’examiner, dans les délais légaux, l’opportunité d’un appel du ministère public.

"Cette démarche n’est pas un appel à la vengeance. Elle porte une exigence de protection, de reconnaissance des victimes et de cohérence de la réponse judiciaire face aux violences sexuelles faites aux enfants", précise le collectif, avant d'ajouter : "l’âge de l’auteur ne doit jamais effacer l’âge de la victime".

À La Réunion, et à date du 22 juillet 2026, sur 1.392 affaires "en stock", selon le qualificatif du ministère de la Justice, 1.050 procédures - en cours dans les deux parquets de La Réunion et celui de Mayotte -, avaient été réexaminées, ont indiqué les autorités judiciaires.

Ces réexamens ont mené à la mise en détention provisoire de huit personnes dans la juridiction de Saint-Pierre. 

En cas d'urgence, le seul numéro à composer est celui de Police Secours.
Le 119 pour les enfants en danger
Le 112, numéro d'urgence européen
Le 114 pour les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques, dysphasiques

Vous pouvez signaler des faits de violences, directement auprès du commissariat ou de la gendarmerie la plus proche sur le www.servicepublic.fr/cmi Anonyme et gratuit, ce tchat est accessible 24h/24 et 7j/7 pour échanger avec des policiers ou des gendarmes spécialement formés aux violences sexistes et sexuelles.

ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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