Le chantier de la piscine naturelle de Grand Anse est quasiment terminé. La plage et la piscine seront accessibles à la fin du mois de septembre 2026. Pour l'heure, le sentier maritime est déjà empruntable depuis la fin du mois de juin. Mais il ne s'agit plus que d'attendre quelques semaines avant de pouvoir retrouver les joies de la baignade à Grand Anse (Photo Emmanuel Grondin/www.imazpress.com)
Serge Hoareau, le maire de Petite-Île, se réjouit de la rapidité avec laquelle le chantier s'est déroulé. "Les travaux devaient durer 18 mois. Finalement, on a tout réalisé en 9 mois. Tous les entrepreneurs qui étaient engagés sur ce chantier ont joué le jeu et il y a eu une bonne coordination."
Face aux vagues qui déferlent ce vendredi 28 août sur le sud de l'île, l'édile ne semble pas particulièrement inquiet des dégâts qui pourraient être occasionnés à la piscine d'eau de mer. "La résistance à la houle a été calculée pour des vagues de 15 mètres. Au contraire, les conditions météorologiques que nous connaissons vont nous permettre de mieux la tester."
- Bataille au tribunal administratif de La Réunion -
La fin de ces travaux arrivent alors que l'autorisation environnementale pour l'extension du bassin avait été suspendue par le juge des référés le 18 mars 2025.
L'autorisation avait été délivrée par la préfecture le 9 décembre 2024. Début février 2025, plusieurs associations avaient saisi le juge des référés pour obtenir la suspension de l’autorisation en invoquant le risque destruction directe de 114 m² de coraux.
Cette suspension avait été retoquée par le tribunal adminsitratif le 23 janvier. La juridiction administrative avait rejté toutes les requêtes dirigées contre l’autorisation environnementale et la déclaration d’utilité publique en vue de l’extension du bassin de baignade
- Du corail transplanté : une première à La Réunion -
Les juges avaient estimé que les mesures de protection prises par la mairie était suffisantes, et que le projet est bien d'utilité publique. Le tribunal avait aussi retenu "que les mesures destinées à compenser la perte de récif corallien causée par les travaux d’enrochement (transplantation de ces récifs et création d’une large zone d’habitats favorables) étaient suffisantes pour s’assurer de toute perte nette de biodiversité".
Les travaux avaient donc pu reprendre dans la zone.
Du corail a ensuite été transplanté, une première à La Réunion. Selon la mairie de Petite-Île, 70 % du corail installé a pu reprendre.
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Des opposants à la municipalité avaient aussi pointé du doigt un risque de surcoût dans ce chantier. Mais Serge Hoareau balaye ces critiques. "Il n'y a pas eu de surcoût. Au contraire, comme le chantier a été plus rapide que prévu, le coût, évalué à 5,9 millions d'euros, a finalement été ramené à 4,5 millions" déclare le maire à Imaz Press.
Les premiers baigneurs sont donc attendus fin septembre.
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