Petite-ĂŽle : le tribunal administratif autorise l'extension du bassin de Grande-Anse

  • PubliĂ© le 23 janvier 2026 Ă  19:59
Plage de Grande Anse

(Actualisé)Le tribunal a rejeté ce vendredi 23 janvier 2026 les requêtes dirigées contre l’autorisation environnementale et la déclaration d’utilité publique en vue de l’extension du bassin de baignade de Grande-Anse à Petite-Île. Il a estimé que les mesures de protection prises par la mairie était suffisantes, et que le projet est bien d'utilité publique. Les travaux vont donc pouvoir reprendre dans la zone.

La juridiction administrative a retenu "que les mesures destinées à compenser la perte de récif corallien causée par les travaux d’enrochement (transplantation de ces récifs et création d’une large zone d’habitats favorables) étaient suffisantes pour s’assurer de toute perte nette de biodiversité".

Par ailleurs, le jugement "retient que le projet ne porte pas atteinte aux quatre espèces protégées identifiées, susceptibles d’être présentes sur le site, à savoir le lézard (ou gecko) vert de Manapany, la tortue verte, la baleine à bosse et le dauphin indopacifique".

Le tribunal a considéré que les apports du projet (qui permettra aux enfants d’apprendre à nager, aux personnes à mobilité réduite de profiter de l’océan sur un territoire où il existe peu d’équipements inclusifs et à la collectivité de développer son attrait touristique) le rendaient "d’utilité publique".

Les travaux d’extension du bassin, qui avaient été suspendus par une ordonnance du juge des référés du 18 mars 2025, peuvent donc reprendre.

- Recours juridique pour suspendre le projet - 

L'association Greenpeace avait dénoncé l'impact potentiel de ces travaux sur la biodiversité marine, notamment sur un des récifs coralliens les mieux préservés de l’île. "Ce bassin abrite une biodiversité exceptionnelle. 18 scientifiques ont alerté le préfet à plusieurs reprises sur les risques que ce projet fait courir à cet écosystème unique" déclaraient les militants environnementaux.

La mairie de Petite-Île a persisté, en assurant que des solutions technologiques permettront de maintenir, voire d'améliorer la biodiversité, par transplantation du corail.

 "Greenpeace est contradictoire, elle veut assurer la sécurité du bassin mais il ne faut pas y toucher. Comment faire alors ?", s'était interrogé le maire de la commune, Serge Hoareau. 

Il avait assuré que la municipalité a respecté toutes les étapes réglementaires et que le projet bénéficie du soutien des habitants. " La population est très contente tout en sachant qu'elle pourra bénéficier d'une baignade sécurisée dans le plus beau coin de l'île."

Plusieurs associations environnementales avaient déposé un recours juridique pour suspendre le projet. Les opposants au projet estimaient que "la meilleure manière de préserver cet espace naturel est de ne pas y toucher."

Lire aussi : Les associations écologistes vent debout contre le projet d'aménagement du bassin de Grande Anse

www.imazpress.com / [email protected]

 

guest
5 Commentaires
Un autre maire
Un autre maire
1 mois

Il faut changer de maire a Petite ĂŽle.

Roland
Roland
1 mois

Une décision de Justice a été rendue, les différentes parties ont pu exprimer leur point de vue respectif, et en Démocratie, on se doit de respecter une décision de Justice.
La Mairie de Petite Île est informée de ses obligations environnementales et de respecter les garanties écologiques nécessaires à la vie de ce merveilleux site qu est Grand Anse.
Mairie, Justice, habitants du site et de Petite île sont pour, espérons que le projet puisse aller à son terme, la France et la Réunion étouffent et se meurent de la Dictature des minorités bruyantes et agissantes mais non représentatives de la majorité locale..
Menez à bien ce projet Mr le Maire, dans le respect des règles environnementales, comme vous vous y êtes engagés.
Je n ai pas entendu Greenpeace local ni personne d autre d ailleurs se battre avec acharnement pour débarrasser le site du Vieux Port au Tremblet, commune de St Philippe, de l hideuse coque d un pétrolier mauricien vide échoué sur la côte volcanique…le site est superbe et aujourd’hui fermé au public, à cause de ce rafiot…quelle tristesse, et la je n ai pas beaucoup entendu nos chers écologistes locaux ou si peu…
On ne peut pas avoir l action sélective….

Jean luc
Jean luc
1 mois

Bravo merci pou ce que ou l'a dit. Est ce que les écoles y parlent de la crème solaire qui detruit les coraux des autres l'avons. Là-bas n'a le droit de tout faire mais chez nous non. C'est notre commune, les autres n'ont pas à venir nous faire crier. Un de ces jours il y en qui vont voir des sirènes et là je ne réponds plus de rien

Oohad
Oohad
1 mois

"transplantation de corail" la bonne blague !
Il est temps d'écouter les gens qui savent de quoi ils parlent, qui ont étudiés le sujet et les problématiques ! Et qui n'ont aucun intérêt dans le projet !
Ils se nomment les scientifiques !
Pas les politiques soumis aux pressions économiques, électorales et de leurs réseaux !

HULK
HULK
1 mois

Sage décision.