1er mai férié, chômé et payé : les syndicats appellent au rassemblement pour défendre les droits des travailleurs

  • Publié le 7 avril 2026 à 09:00
  • Actualisé le 7 avril 2026 à 09:03
Manifestation 1er mai Saint-Denis

Ils demandent 1er mai férié, chômé et payé... La Confédération générale du travail de La Réunion (CGTR) Réunion et la FSU Territoriale appellent au rassemblement le vendredi 10 avril 2026 à 10 heures devant la préfecture à Saint-Denis. Les syndicats dénoncent "une proposition de loi déposée pour permettre aux salariés de certains secteurs, sur la base du volontariat, de travailler le 1er mai", c'est-à-dire "de revenir sur le principe du 1er mai comme seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré". Le vote doit se tenir à l'Assemblée nationale ce vendredi (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

"Leur urgence après nous avoir volé deux années de vie à la retraite et avoir essayé de nous voler deux jours fériés pendant l'été, c'est maintenant de s'attaquer au 1er mai", lance la CGTR.

"Derrière cette mesure se profile une banalisation inquiétante d’un acquis social majeur. Si le 1er mai est fragilisé, c’est l’ensemble des droits collectifs qui pourrait être remis en cause", interpelle la FSU Territoriale.

Selon le Code du travail, "le 1er mai est jour férié et chômé. Les salariés rémunérés à l'heure, à la journée ou au rendement ont droit à une indemnité égale au salaire perdu du fait de ce chômage. Cette indemnité est à la charge de l'employeur. Dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail, les salariés occupés le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire. Cette indemnité est à la charge de l'employeur".

- 1er mai travaillé - le risque d'une "concurrence par la grande distribution" -

Pour le syndicat, "étendre la dérogation du travail salarié le 1er mai, c'est introduire en fait une distorsion de concurrence par les ténors de la grande distribution. Autrement dit, si cette proposition de loi est adoptée, elle va se retourner contre les petits commerces de proximité".

Selon la CGTR, "l'intention du patronat est évidemment d'étendre la dérogation et de remettre en cause l'exceptionnalité qu'est le 1er mai. La supercherie des majorations de salaire et du volontariat".

Le communiqué de la CGTR poursuit : "Aujourd'hui les salariés qui travaillent déjà le 1er mai, dans les secteurs nécessaires pour faire société, autorisés par la loi actuelle, c'est-à-dire ceux qui ne peuvent pas interrompre le travail (hôpitaux, pompiers, industrie lourde, énergie...) ont souvent le droit à des contreparties et majorations, parfois payés "triple" la proposition de loi prévoit quant à elle d'être payé "double". Or le 1er mai tout le monde est déjà "payé à ne pas travailler", être payé "double" en venant travailler, c'est, en fait, être payé seulement une fois pour sa journée de travail".

- Le volontariat "une fiction dans le contrat de travail" -

Autre point de crispation pour la Confédération générale du travail de La Réunion, le "volontariat". "Les salariés savent à quel point il s'agit d'une fiction dans le contrat de travail caractérisée par le lien de subordination. Comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salariés à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, de non renouvellement du contrat ou de non-recrutement (c'est-à-dire un chantage au moment de l'embauche)", peste le syndicat.

"Croire que le ou la salarié peut refuser de travailler le ter mai c'est croire qu'il ou elle négocie son contrat de travail... Envisager que des salariés puissent être volontaires révèle surtout que les salaires sont trop faibles et la précarité généralisée. Quand on a le choix, on est content d'avoir un jour férié comme le 1er mai en famille."

Au-delà de l'aspect économique, "cette journée fériée doit rester exceptionnelle car elle commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, depuis les manifestations mortelles, notamment en France avec la fusillade sanglante de travailleurs à Fourmies le 1er mai 1891", rappelle la CGTR. "Remettre en cause le principe de cette journée, c'est remettre en cause plus de 100 ans de lutte sociale."

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1 Commentaires
Jean Baptiste
Jean Baptiste
1 heure

Le volcan gronde à la commune St-Leu, le syndicat SAFPTR majoritaire dont m. Latchimy en détachement syndical 100 % a décidé de se joindre au nouveau maire comme « chargé de mission « , pendant que nous adhérents et ayant votés pour la SAFPTR somme abandonnés.
Nous souhaitons que le débat zordi sur FREE-DOM soit consacré aux sujets tels qu’aux promesses électorales surtout aux problématiques des employés communaux qui sont harcelées à chaque élection. M. Juhoor la di pa chasse aux sorcières, zordi li vé deplas ban domoun la mairie. Que font les syndicats ?