Le gouvernement annonce un projet de loi pour encadrer l’ouverture des boulangeries artisanales et des fleuristes le 1er mai, officiellement jour férié et chômé. Une mesure qui ne devrait toutefois entrer en vigueur qu’en 2027. (Photo Stéphan Laï-Yu / www.imazpress.com)
Le 1er mai restera-t-il strictement chômé pour tous ? Le gouvernement ouvre en tout cas la voie à une évolution encadrée pour certains artisans. Dans un communiqué, Mâtignon rappelle d’abord le principe : "le 1er mai est un jour férié et chômé" et "il n’y a pas de dérogation de droit à cette règle".
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Mais face aux réalités de terrain, notamment pour les boulangers-pâtissiers et les fleuristes, le gouvernement propose d'adapter le cadre légal. "Compte tenu de leur situation particulière, le gouvernement a décidé de sécuriser l’activité des boulangers-pâtissiers artisanaux, indispensables à la continuité de la vie sociale, et des artisans fleuristes dont l’activité est traditionnellement associée au 1er mai", précise le comuniqué. Un projet de loi sera ainsi présenté dans les prochains jours afin d’autoriser leur ouverture ce jour-là.
- Des conditions strictes pour les artisans -
Le texte prévoit toutefois des conditions strictes : "Seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit à leur employeur pourront travailler ce jour-là, et seront payés double conformément à la loi. Les représentants de ces professions se sont engagés à ouvrir des négociations à brève échéance", assure le gouvernement.
Cette réforme ne devrait cependant pas s’appliquer immédiatement. "Sous réserve de son adoption, cette mesure entrerait donc en vigueur à compter du 1er mai 2027", précise le communiqué.
Pour 2026, aucune modification législative n’est prévue, mais un appel à la souplesse est lancé. L’exécutif invite "toutes les parties prenantes au pragmatisme et à la modération pour permettre un fonctionnement apaisé des boulangeries-pâtisseries et des fleuristes artisanaux ce jour-là". Le communiqué indique que les services de l’État recevront des consignes afin que les artisans "ne souffrent d’aucune conséquence" en cas d’ouverture.
Avec cette annonce, le gouvernement entend "apporter un cadre juridique clair et sécurisé" à ces professions, tout en maintenant le caractère symbolique et protecteur du 1er mai.
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