Un accord a été trouvé ce jeudi 30 avril 2026 entre la direction de l'aéroport Roland Garros et les syndicats. Le préavis de grève, prévu pour ce vendredi, est donc levé. "Cet accord permet d’apporter des réponses aux attentes exprimées par les salariés, dans un contexte sectoriel exigeant", explique la direction. En conséquence, aucune perturbation n’est à prévoir : tous les vols prévus à compter du 1 mai sont maintenus et les opérations se dérouleront normalement. (Photo photo Sly/www.imazpress.com)
Les réunions se sont multipliées ces derniers jours, dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, NAO, entre les salariés et la direction de l'aéroport Roland Garros.
L'intersyndicale dénonçait notamment un climat social dégradé, et réclamait une revalorisation salariale, une semaine de quatre jours, et l'augmentation des jours de télétravail.
L'intersyndicale estimait que les résultats de l'année 2025 doivent être partagés avec les employés : "En 2025, nous avons dépassé le nombre de passagers atterris, et au fret nous avons une année record avec 30.000 tonnes de fret. On voulait quelque chose d'exceptionnel aussi, qui reflète la valeur ajoutée qu’apportent les salariés."
Pour l’instant, les négociations débutées mi-février sont au point-mort : "On nous explique qu’il faut être prudent à cause de la crise carburant, c’est le même sujet un peu partout à La Réunion. Nous, on parle de l’année écoulée, il n’y avait pas de crise, en 2025, c’était une excellente année pour l’aéroport" affirme Thierry Bovalo.
- La direction fait des propositions -
"La direction et les organisations syndicales concentrent tous leurs efforts dans la négociation afin de lever le préavis déposé et faire aboutir le dialogue social", avait réagi la direction de l'aéroport ce mardi soir.
Ces négociations "s'inscrivent dans un contexte économique local, national et international particulièrement tendu" et le "secteur aérien est fortement secoué par la crise géopolitique actuelle et le doublement du coût du kérozène va durablement peser sur l'économie de tout le secteur aérien", expliquait-elle.
Cependant, la direction "a néanmoins fait le choix d'un engagement financier significatif en faveur du pouvoir d'achat et de la reconnaissance du travail de ses salariés". Elle a proposé aux représentants : "une augmentation générale de 1,5% pour les salaires inférieurs à 3.000 euros par mois et de 1% pour tous les autres salariés, une enveloppe de primes individuelles de 50.000 euros, l'ajout à la prime d'intéressement moyenne de 2.892 euros par salarie une prime de sur intéressement de 2.000 euros".
"Soit au total près de 5.000 euros distribués à chaque salarié de l'entreprise. L'ensemble de ces propositions représente une enveloppe totale de 1.7 millions d'euros redistribués aux salariés de l'entreprise" pointe la direction.
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