Un nouveau service médical a été inauguré ce mardi 20 octobre 2026 à l'aéroport Roland-Garros. Ce service aura pour mission de prendre en charge les problèmes de santé des voyageurs mais il servira aussi de premier rempart pour assurer la sécurité sanitaire. (Photo photo Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
L'aéroport Roland Garros s'est renforcé sur le plan sanitaire. Un nouveau service médical comprenant un médecin coordinateur, une équipe de plusieurs infirmiers et un équipement performant est désormais accessible dans l'aérogare. Une nouvelle structure qui remplace l'ancienne infirmerie en service jusque-là.
Pour Jean-Jacques Coiplet, directeur de l'ARS, cette évolution était devenue indispensable. " Il était essentiel aujourd'hui de proposer un service médical d'urgence de pointe", affirme ce dernier. " Il y a désormais une équipe de cinq infirmiers relayés, soutenus et taillés par le CHU pour à la fois prendre soin, soigner les passagers, les visiteurs et les salariés de l'aéroport, mais aussi prévenir, agir, anticiper tout risque sanitaire."
Un risque sanitaire qui tient essentiellement à la détection et au repérage de signaux faibles liés, par exemple, à la présence de passagers malades. Pour évaluer et contenir ces menaces. Ce nouveau service médical pourra notamment s'appuyer sur le Samu et le CHU.
Au premier rang de ces potentielles épidémies qui pourraient frapper La Réunion, on trouve la variole du singe ou monkeypox. "L'épidémie continue à sévir à Madagascar. Et, donc, il y a des personnes qui, malheureusement, sont touchées par cette maladie. Et plutôt que de la transmettre, il faut aller rencontrer cette équipe dans ce nouveau service médical, qui donnera de bons conseils aux passagers".
- L'aéroport, un point d'entrée stratégique -
Car il ne faut pas s'y tromper, l'aéroport de La Réunion constitue un point d'entrée stratégique pour un épisode épidémique. Comme cela avait pu être le cas lors de la propagation de l'épidémie de covid à La Réunion en 2020. D'où le fait que ce nouveau service est est "éminemment stratégique en termes de santé publique", selon Jean-Jacques Coiplet.
"On a une réponse désormais pour les 7.500 passagers par jour dans cet aéroport. C'est une petite ville qu'il faut soigner et protéger. Et on a une protection optimum. On a des médecins, des infirmiers", prolonge ce dernier.
Toutefois, de manière réaliste, tous les risques ne pourront être contenus grâce à ce nouveau service médical. Pour parvenir à éviter l'intrusion d'une nouvelle épidémie sur le sol de La Réunion, la prévention va jouer un rôle essentiel comme l'indique le directeur de l'ARS. "A l'aéroport, il y a des affiches ou des affichettes qui sont données". Par ailleurs, des "infirmiers qui vont pouvoir faire un accueil et un accompagnement en termes de prévention personnalisée".
Les investissements en matière de santé à l'aéroport sont désormais faits et les moyens sont posés pour prévenir et enrayer une possible épidémie à La Réunion. Reste, désormais, à voir si ces moyens seront suffisants à l'avenir.
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