Saint-Denis : les salariés des crèches Poucelina toujours dans l'incertitude pour le versement de leurs salaires

  • Publié le 27 octobre 2026 à 14:57
  • Actualisé le 27 octobre 2026 à 15:33
Social : sans salaire depuis deux mois, les salariés des crèches Poucelina procèdent à un débrayage d'une journée

Les salariés des crèches Poucelina n'ont pas été payés depuis plus de deux mois et l'association qui gère ces structures est passé devant le tribunal de commerce le lundi 26 octobre 2026. Toutefois, le jugement a été placé en délibéré et la plus grande incertitude continue de planer sur le versement des salaires en retard. (Photo DR)

Les déboires se poursuivent pour les crèches Poucelina. Placées en procédure judiciaire de liquidation ou de sauvegarde, ces structures ont eu une audience devant le tribunal de commerce le lundi 26 octobre.

Une audience dont le résultat conditionne le versement des salaires au personnel de ces crèches. Salaires qui n'ont pas été versés depuis le mois d'août. Pour l'heure, après l'audience de lundi, la décision du tribunal de commerce a été placée en délibéré.

Pour les salariés de la crèche, la situation, après presque trois mois à vivre sans revenus, n'est pas simple à vivre. "Nous sommes déçus de ne pas savoir ce qui nous attend", explique l'une des porte-paroles du personnel de Poucelina. "C'est dur de continuer à travailler dans ces conditions." Pour rappel, ces salariés avaient procédé à une journée de débrayage le vendredi 16 octobre dernier.

- Dans l'attente d'une prise en charge des salaires par les AGS -

Pour l'instant, les perspectives ne sont guère réjouissantes pour ces derniers. Car, sans jugement définitif du tribunal de commerce, une prise en charge des salaires d'août à octobre par l'Association pour la Gestion du régime de Garantie des créances des Salariés (AGS) reste impossible.

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Alors que le réseau de crèches basé à Sainte-Clotilde a été fondé il y a près de trente ans, les motifs de cette défaillance économiques sont multiples. Selon la direction de ces structures d'accueil de la petite enfance, des aides versées par la CAF aurait favorisé ces difficultés économiques, tout comme la baisse de la subvention de la mairie de Saint-Denis de 30.000 à 15.000 euros. À cela, s'ajouterait la baisse de la fréquentation de crèches devenues surdimensionnées à cause de la baisse de la natalité.

"Nous vivons une situation très compliquée", confirme Georgette Padavantan, directrice de Poucelina, qui, pour sa part, n'a pas touché son salaire depuis le mois de juin. "Nous sommes dans l'attente du délibéré. Nous n'en savons pas plus pour l'instant. Le tribunal ne nous a donné aucune date précise". Dans l'attente de cette décision, les crèches restent, pour l'instant, ouvertes.

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