Hantavirus : probablement pas de nouveau variant chez la patiente française

  • PubliĂ© le 16 mai 2026 Ă  10:05
  • ActualisĂ© le 16 mai 2026 Ă  12:33
Des ambulances transportant les passagers français du MV Hondius arrivent à l'hÎpital Bichat à Paris, le 10 mai 2026 ( AFP / Xavier GALIANA )

La souche de l’hantavirus dĂ©tectĂ©e chez la passagĂšre française testĂ©e positive ne comprend "aucun Ă©lĂ©ment (qui) laisse penser Ă  l’apparition d’un variant susceptible d’ĂȘtre plus transmissible ou plus dangereux", a annoncĂ© vendredi la ministre française de la SantĂ©.

"L’Institut Pasteur a rĂ©alisĂ© le sĂ©quençage complet" de cette souche Andes dĂ©tectĂ©e chez une passagĂšre française du MV Hondius, actuellement dans un Ă©tat grave aprĂšs une infection Ă  la souche "Andes" de l’hantavirus, a prĂ©cisĂ© StĂ©phanie Rist sur le rĂ©seau X.

Les rĂ©sultats de ce sĂ©quençage Ă©taient trĂšs attendus par les autoritĂ©s sanitaires pour dĂ©terminer s’il s’agissait d’une nouvelle version, potentiellement plus dangereuse, de ce virus, transmis Ă  l’homme par des rongeurs et essentiellement prĂ©sent en AmĂ©rique latine.

A l’issue de cet examen, "aucun Ă©lĂ©ment ne suggĂšre Ă  ce stade l’émergence d’un variant particulier prĂ©sentant des caractĂ©ristiques nouvelles", conclut l’Institut Pasteur dans un communiquĂ© sĂ©parĂ©.

Le séquençage, une opération qui vise à dresser un portrait génétique intégral du virus, a montré que celui de la patiente française était trÚs proche de ceux détectés et déjà séquencés chez les autres passagers infectés.

Surtout, "ces sĂ©quences sont trĂšs proches des souches du virus (...) connues circulant dans le sud de l’AmĂ©rique latine", prĂ©cise l’Institut.

Cela laisse donc penser que le virus ayant circulĂ© sur le MV Hondius n’était pas fondamentalement diffĂ©rent de ceux dĂ©jĂ  bien connus par les scientifiques. Il n’y a donc pas lieu de penser, Ă  ce stade, qu’il soit plus contagieux ou mortel.

Selon l’Institut, le virus de la patiente française est semblable Ă  97% Ă  ceux des autres passagers, comme Ă  certaines souches en AmĂ©rique latine.

"Les 3% de variations correspondent au bruit des variations naturelles du virus qui circule depuis longtemps, et celles-ci ne semblent pas avoir d’impact sur les caractĂ©ristiques de la souche dĂ©tectĂ©e parmi les voyageurs du bateau", a prĂ©cisĂ© l’infectiologue Jean-Claude Manuguerra, citĂ© par l’Institut Pasteur dans son communiquĂ©.

L’épidĂ©mie d’hantavirus, qui une fois transmis par l’animal peut passer d’un humain Ă  l’autre, s’est dĂ©clarĂ©e en avril Ă  bord du MV Hondius. Une dizaine de cas sont recensĂ©s, dont trois dĂ©cĂšs certainement ou probablement liĂ©s au virus.

En France, une vingtaine de cas contacts sont actuellement contraints Ă  l’hospitalisation. Aucun n’a, pour l’heure, prĂ©sentĂ© de symptĂŽme.

Des chercheurs avaient dĂ©jĂ  soulignĂ© Ă  l’AFP qu’une mutation significative de l’hantavirus Ă©tait peu probable, ce virus Ă©tant notamment bien plus stable que ceux du Covid 19 ou de la grippe.

AFP

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