Des représentants du mouvement lycéen sont allés porter leurs doléances à la préfecture de La Réunion le vendredi 9 octobre 2026. Leurs revendications, exprimées avec colère mais détermination, portent essentiellement sur les emplois du temps, le bâti scolaire et Parcoursup. (Photo DR)
Les vacances scolaires ont débuté, mais les lycéens restent mobilisés. Ce vendredi, ils ont adressé un courrier au préfet Patrice Latron.
Le porte-parole du Front Soutien Lycéen, Yusuf Ramchurn, indique que les élèves se sentent "dépassés par leur situation pitoyable de vie lycéenne". Au premier titre de leurs difficultés, on trouve des emplois du temps aux plages horaires trop étendues. "Des cours qui vont de 7 heures à 17 heures, c'est trop. Nous, lycéens, on souffre. On est en détresse. On n'a pas de vie familiale."
Une organisation défaillante de ces emplois du temps qui se retrouve également au niveau des heures de repas, qui se limiterait à "trente minutes de pause méridienne", une durée insuffisante pour se restaurer correctement selon Yusuf Ramchurn.
Par ailleurs, les revendications du Front Soutien lycéen portent également sur le bâti scolaire, et notamment les conditions de chaleur dans les classes. Une chaleur favorisée par les "innombrables ventilateurs ou systèmes d'aération cassés, qui sont restés inchangés pendant des années".
- Abrogation de Parcoursup -
Sur un plan plus pédagogique, l'un des porte-paroles du mouvement lycéen rappelle qu'il existe un réel sous-effectif en matière d'enseignants. Un déficit de professeurs alors même que "presque 4.000 postes d'enseignants ont été supprimés, et cela dans toutes les matières" lors de la rentrée 2026.
Enfin, le regard de Yusuf Ramchurn se focalise sur Parcoursup, qui cristallise la colère des lycéens. Cette plateforme d'admission dans l'enseignement supérieur serait ainsi la cause d'une grande "détresse" chez de nombreux élèves. "Plusieurs jeunes se retrouvent sans formation, sans avenir à cause de Parcoursup. Les lycéens se sentent abandonnés. Je demande donc au nom de tous les lycéens de France, l'abrogation du programme Parcoursup" précise le porte-parole.
Pour conclure, le Front Soutien Lycéen exprime son désarroi face aux méthodes de maintien de l'ordre utilisées contre leur mobilisation. "La ligue des droits de l'homme a saisi l'ONU et dénonce "une répression sans précédent" contre les lycéens en France. C'est triste, monsieur Patrice Latron, préfet de La Réunion. La France est un pays qui prône les droits de l'homme. Presque 5 000 arrestations enregistrées en seulement une semaine. On est dans une République. On n'est pas dans un pays sous dictature".
Les mots sont forts, mais ils font écho à une répression policière d'ampleur contre un mouvement lycéen qui porte des revendications liées à ses conditions d'éducation. Des revendications qui trahissent également un désenchantement certain et la crainte d'un avenir incertain. Reste à voir, maintenant, si ces doléances pourront être entendues et, surtout, prises en compte par l'exécutif.
Pour soutenir et prolonger cette mobilisation, la FEP-CFDT lance un appel à la grève le mardi 13 octobre.
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C pas pas au prefet qu'il faut ecrire !
Changeons de maire a ste suzannne.