La FSU Territoriale lance un préavis de grève national pour le 8 octobre 2026. Un mouvement social qui va concerner le secteur de la petite enfance. (photo Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Selon l'organisation syndicale, les structures d'accueil de la petite enfance "traversent une crise profonde" avec des équipes "épuisées" et des structures contraintes à la fermeture.
Une situation dont la cause tient à un contexte épuisant pour les professionnels : "salaires trop faibles, manque de reconnaissance, conditions de travail dégradées et responsabilités non reconnues". Cela alors même que ces derniers assurent des missions importantes comme l'accueil et la sécurité des enfants et "l'accompagnement de leur développement".
- Une réforme crispante de la formation à la petite enfance -
Toutefois, à l'origine précise de cette grogne sociale, on trouve une réforme du gouvernement datant du 12 décembre 2025. Cette réforme a créé un nouveau "titre professionnel d’intervenant éducatif en petite enfance (IEPE)" accessible après 1.400 heures d'enseignement. Avec cette nouvelle qualification, la FSU estime que "des personnels moins formés pourront encadrer les enfants au même niveau réglementaire que des professionnels diplômés d’Etat".
Pour la FSU, ce titre d'IEPE constitue une réponse inadaptée à la crise que traverse le secteur de la petite enfance, "notamment en matière de recrutements qualifiés".
Pour protester contre ces réformes et demander, notamment, une meilleure reconnaissance salariale et la fin de la "logique de la rentabilité financière et la privatisation du secteur", la FSU lance un préavis de grève qui couvre l'ensemble des agents de la fonction publique territoriale.
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